Bruxelles, 02/03/2012 (Agence Europe) - Les chefs d'État et de gouvernement européens ont averti, vendredi 2 mars, que le régime syrien devra répondre de ses actes. « Le Conseil européen reste déterminé à faire en sorte que ceux qui sont responsables des atrocités commises en Syrie aient à répondre de leurs actes et il travaillera en étroite collaboration avec ceux qui cherchent à rassembler les informations nécessaires sur ces crimes atroces », a souligné le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. « Le jour viendra, quel que soit le temps que cela prenne, où ce régime épouvantable devra répondre de ses actes », a promis le Premier ministre britannique, David Cameron. « La mondialisation (…) apporte la certitude qu'un jour ou l'autre, les dictateurs auront à rendre des comptes », a ajouté le président français Nicolas Sarkozy.
Le Conseil européen exhorte les autorités syriennes à « cesser immédiatement le recours massif à la violence et les violations des droits de l'Homme » et souligne qu'il augmentera la pression sur le régime tant que cela continuera, en invitant le Conseil de l'UE à préparer de nouvelles sanctions contre le régime.
Le Conseil souligne aussi que les agences humanitaires « disposent d'un accès libre et sans entraves » et s'est dit prêt à augmenter le montant de l'aide humanitaire déjà versée par l'UE « dès que les conditions sur le terrain permettront aux organisations humanitaires de donner davantage d'ampleur à leurs opérations de secours ».
Soutenant l'opposition syrienne, les dirigeants l'appellent à s'unir et reconnaissent le Conseil national syrien en tant que représentant légitime du peuple. « Nous ne ferons rien, directement ou indirectement, tant que le Conseil de sécurité n'aura pas établi, dans une résolution, les conditions juridiques d'un cran supplémentaire - livraisons d'armes pour l'insurrection, des zones humanitaires ou des corridors », a précisé M. Sarkozy.
Mais les États membres ne se sont pas accordés sur leur présence en Syrie. Paris et Londres ont annoncé la fermeture de leurs ambassades. La Belgique devrait faire de même à la fin du mois. Mais d'autres pays sont plus sceptiques, parmi lesquels Chypre et la Roumanie. (CG avec EH, SP)