Bruxelles, 02/03/2012 (Agence Europe) - Alors que le Premier ministre irlandais Enda Kenny signait tout comme 24 de ses homologues européens le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance économique au sein de l'UE, vendredi 2 mars, l'annonce mardi 28 février de la tenue d'un référendum pour ratifier le « pacte budgétaire » inquiète les diplomates européens, compte tenu du fait que le peuple irlandais a déjà rejeté à deux reprises des traités européens (Nice en 2001 et Lisbonne en 2008). Si une victoire du « non » pourrait mettre en péril la place du pays au sein d'une UE et, par conséquent, menacer l'union monétaire européenne, le chef du gouvernement irlandais, M. Kenny, soutient vivement l'adoption de ce nouveau pacte et s'est dit « confiant » quant à l'issue du vote populaire.
« Je suis confiant dans le fait que le peuple irlandais comprendra l'importance de cette décision difficile. Limiter le déficit public est l'un de nos grands défis aujourd'hui mais une fois que nous aurons surmonté ce défi, nous pourrons investir dans les secteurs de l'emploi et de la croissance », a-t-il déclaré. L'issue du référendum est d'autant plus cruciale qu'un rejet du pacte budgétaire entraînerait l'arrêt net de l'accès aux fonds de secours européens dont le Mécanisme européen de stabilité (MES) qui sera effectif à partir de juillet 2012. M. Enda Kenny prévoit de mener une campagne d'information et de sensibilisation auprès de ses citoyens en faveur du Traité sur la stabilité face à la gauche irlandaise - the Socialist Party - vivement opposée à son adoption. La date officielle de la consultation populaire n'a pas encore été dévoilée mais le chef du gouvernement irlandais a tenu à rassurer ses partenaires européens, affirmant à plusieurs reprises que « la place de l'Irlande se situe au sein de l'UE et de l'Eurozone ». (SD/stagiaire)