Bruxelles, 02/03/2012 (Agence Europe) - « Bien sûr, la décision la plus positive, c'était ma réélection ! », a lâché le président du Conseil européen Herman Van Rompuy, vendredi 2 mars à l'issue du Conseil européen. L'ancien Premier ministre belge a été unanimement reconduit dans ses fonctions pour deux ans et demi (novembre 2014). Il a été aussi nommé président de l'Eurozone, une fonction introduite par le traité budgétaire officiellement signé le jour même (voir autre nouvelle). « C'est un privilège de servir l'Europe en des moments si décisifs, c'est aussi une grande responsabilité », a-t-il déclaré en séance à ses homologues, en remerciant ceux-ci de la confiance qu'ils lui accordent. Et d'ajouter: « Nous devons convaincre les citoyens de toute l'Europe que les sacrifices qui leur ont été demandés en ces années de crise n'ont pas été vains. (…)Pendant longtemps, le mot 'Europe' a été signe d'espoir et a incarné la paix et la prospérité. Cette équation a été mise à mal pendant la crise. C'est mon rôle, c'est notre rôle, de faire en sorte que l'Europe redevienne un symbole d'espoir ». Promettant de rester « fidèle à (son) style et à (ses) méthodes de travail », M. Van Rompuy a placé les résultats à obtenir dans le domaine économique « en tête de (sa) liste de priorités ». « Sans une base économique forte, nos modèles sociaux et nos États-providence sont en péril et nous sommes incapables de jouer un rôle sur la scène mondiale », a-t-il souligné. Devant la presse, il a prôné un « juste équilibre » entre consolidation budgétaire et mesures destinées à relancer la croissance, notamment à travers l'investissement dans les dépenses d'avenir: éducation, innovation…
Le vote « unanime » en faveur de M. Van Rompuy traduit le fait qu'il jouit de notre confiance et qu'il fait « un excellent travail », s'est félicitée la Chancelière allemande Angela Merkel. Selon le président de la Commission M. Barroso, l'homme politique belge insuffle « la cohérence grandement nécessaire dans le travail du Conseil européen ». Il a loué son action menée avec « prudence, patience et intelligence ». Trouver les compromis, M. Rompuy le fait « excellemment bien », je suis sûr que je le ferais bien moins bien que lui, a estimé le président français Nicolas Sarkozy. (MB avec AN/EH)