Bruxelles, 22/02/2012 (Agence Europe) - Les organisations agricoles et coopératives de l'UE (COPA-COGECA), ont salué, lundi 20 février, certains aspects du rapport récent de la Commission européenne (EUROPE n° 10552) sur la protection des sols, tout en dénonçant les coûts administratifs liés à la nouvelle directive.
Le COPA-COGECA affirme que les exigences et les coûts administratifs liés à la nouvelle directive européenne sur la protection des sols « seront plus nombreux que les bénéfices que celle-ci pourrait apporter ». « L'UE dispose déjà d'une législation cadre environnementale communautaire (eau, air, nature et biodiversité, entre autres) et de la politique agricole commune qui comprend également des mesures relatives à la protection des sols », souligne-t-il dans un communiqué.
Cette organisation met également en garde contre certains aspects du rapport, notamment le fait que la Commission proposera également une comptabilisation des émissions liées à l'affectation des terres, au changement d'affectation des terres et à la sylviculture (LULUCF) dans le cadre des engagements de l'UE en matière de changement climatique pour 2020. Le COPA-COGECA recommande d'analyser plus en détail les conséquences d'une inclusion des activités 'LULUCF' dans les engagements de l'UE et demande que les règles de comptabilisation et de surveillance, de déclaration et de vérification, soient « clarifiées avant de décider de l'inclusion des activités 'LULUCF' dans les engagements de l'UE ».
Les deux documents publiés la semaine dernière par la Commission soulignent la nécessité de prendre des mesures pour empêcher la poursuite de la détérioration en cours des sols européens. Les rapports montrent ainsi qu'entre 1990 et 2006, 275 hectares de sols au moins par jour ont été perdus dans l'UE du fait de l'imperméabilisation des sols, soit une perte de 1 000 km2 par an. Et l'érosion des sols par l'eau toucherait 1 300 000 km² en Europe.
Il est aussi précisé que malgré l'adoption, il y a cinq ans, d'une stratégie thématique pour la protection des sols, il n'existe toujours pas de surveillance et de protection systématiques de la qualité des sols dans l'ensemble de l'Europe. « Les mesures existantes ne suffisent pas pour garantir un niveau de protection adéquat de tous les sols en Europe », considère la Commission. (LC)