Bruxelles, 22/02/2012 (Agence Europe) - Une fois de plus, les ministres des Finances des 27 ont réitéré, le 21 février à Bruxelles, leur engagement à œuvrer activement à ce que soit tenue la promesse faite à Copenhague (COP 15 - décembre 2009) par les pays développés de financer l'effort climatique des pays en développement à hauteur de 100 millions de dollars US par an d'ici à 2020. Qu'il s'agisse d'adaptation ou d'atténuation du phénomène de réchauffement climatique dans les pays pauvres, l'UE assurera sa juste contribution financière à l'effort collectif requis. Les conclusions unanimes du Conseil ÉCOFIN sur le suivi de la conférence onusienne de Durban (COP 17, décembre dernier), et en particulier sur le financement de la lutte contre le réchauffement global, consignent cet engagement, saluent le fait que le fonds vert pour le climat ait été rendu pleinement opérationnel à Durban et invitent la Commission européenne à préparer, d'ici au mois de juin, un document de réflexion sur la taxation des émissions de carbone en provenance de l'aviation civile internationale et des transports maritimes internationaux ; cela, en tenant compte de l'évolution des travaux visant la réduction de ces émissions au sein de l'Organisation maritime internationale (OMI) et de l'Organisation internationale de l'aviation civile (OACI). Partant, le Conseil presse les parties à redoubler d'efforts pour parvenir à l'établissement de solutions basées sur le marché pour s'attaquer aux émissions de ces deux types de transport, à l'échelle mondiale. Le Conseil souligne aussi la nécessité de prendre en compte les règles budgétaires nationales et les dispositions de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, concernant l'utilisation des revenus potentiels de cette taxation du carbone.
Un fonds vert opérationnel mais vide. Les ONG environnementales (CAN EUROPE) et de développement (Oxfam, APRODEV et CIDSE) ont aussitôt salué cette détermination des ministres des Finances et saisi la balle au bond pour appeler les États membres de l'UE à mettre la main à la poche car si « le Fonds vert pour le climat est désormais opérationnel, il est toujours vide à cette heure », font-elles observer. Le temps presse car les pays pauvres « ne peuvent pas attendre encore un an de plus », déclare Lies Craeynest, experte climatique chez Oxfam, navrée que « l'Europe progresse si lentement dans l'identification de nouvelles sources de financement pour les aider à faire face à l'impact dévastateur du changement climatique ». (AN)