Strasbourg, 14/02/2012 (Agence Europe) - Le problème grec n'est pas insurmontable pour les Grecs et pour l'Europe, a martelé mardi 14 février à Strasbourg, le ministre des Affaires européennes français, Jean Leonetti, rappelant que la France n'est pas favorable à ce qu'Athènes sorte de l'euro. « Si c'est la France, ou l'Italie qui a un problème, cela peut devenir insurmontable pour l'euro et la zone euro, mais la Grèce n'est pas un challenge insurmontable », a-t-il répété. Il a rappelé que l'UE ne laissera pas la Grèce faire faillite ni la laisser sortir de l'euro, car cela n'est « ni dans l'intérêt de l'Europe ni du peuple grec ». « L'UE ne veut pas punir le peuple grec mais l'aider à surmonter une crise majeure. (…) Il est faux de dire que l'UE met la Grèce en souffrance, c'est la situation qui la met en souffrance », a-t-il ajouté, précisant qu'il est « bien conscient du sacrifice du peuple grec » et soulignant le courage du parlement d'avoir voté le plan de rigueur.
Le couple franco allemand, moteur indispensable. Le ministre a aussi défendu le couple franco-allemand. « Si la France et l'Allemagne n'avait pas bougé lors de la première crise en 2008, lors de la création du fond de stabilité, qui l'aurait fait ? », s'est il interrogé. « C'est un moteur indispensable », a-t-il ajouté. Selon lui, « l'histoire de l'Europe est faite d'initiatives franco-allemandes mais elle n'est pas faite que de cela ». Et d'ajouter que le couple franco allemand « est la condition nécessaire mais pas suffisante ». « S'il n'y a pas une initiative franco-allemande, l'Europe n'avance pas. S'il n'y avait que des décisions franco-allemandes l'Europe n'avancerait pas », a-t-il précisé. « La stratégie, elle est toujours la même, un effet d'entraînement par des stratégies franco-allemandes et ensuite un partenariat, un dialogue avec tous les pays, y compris les plus petits », a-t-il expliqué.
Triple A. Le ministre a aussi commenté le risque de perte du triple A de la France par l'Agence Moddy's. « Il faut arrêter d'exagérer. Ce n'est pas tout à fait anormal qu'il y ait une incertitude politique à l'orée d'élections majeures. (…) Il ne faut pas prendre ces résultats avec indifférence ni avec alarmisme », a-t-il précisé. (CG)