login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10553
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) Économie

Déséquilibres macro-économiques, analyse approfondie de 12 pays

Bruxelles, 14/02/2012 (Agence Europe) - Douze États membres (Belgique, Bulgarie, Chypre, Danemark, Espagne, Finlande, France, Hongrie, Italie, Slovénie, Suède, Royaume-Uni) feront l'objet d'une analyse macro-économique approfondie. Tel est le résultat principal du 1er rapport émanant de l'application d'un nouveau mécanisme d'alerte sur les déséquilibres macro-économiques que la Commission européenne a publié mardi 14 février. Si cette analyse détaillée révèle des déséquilibres sévères, l'institution européenne peut ouvrir une procédure d'infraction spécifique à l'encontre des pays concernés dans le cadre du volet soit préventif soit correctif du Pacte de stabilité et de croissance révisé. L'Eurogroupe et le Conseil Écofin auront un échange de vues sur ce rapport. Les résultats des analyses approfondies, ainsi que d'éventuelles recommandations, seront connus en mai ou juin prochains.

« La raison d'être » de cet exercice consiste à traiter le plus tôt possible « les déséquilibres macro-économiques risqués et potentiellement dommageables » à travers l'Union européenne et à initier « un dialogue » spécifique avec les États membres, a déclaré le commissaire chargé de l'euro Olli Rehn. Il a rappelé que le tableau de bord de la Commission contenait « dix indicateurs » permettant de détecter des déséquilibres dans des domaines tels que « la compétitivité, la performance en matière d'exportation, les comptes publics courants, l'endettement privé et le marché immobilier ».

Pour l'Espagne, la Commission veut étudier les causes structurelles du chômage élevé et les difficultés qui prévalent sur le marché immobilier. Interrogé par la presse, M. Rehn n'a pas souhaité tirer des « conclusions prématurées » sur la décision que la Commission prendra sur la situation budgétaire du pays lorsqu'elle présentera fin février ses prévisions économiques de printemps. Il a vu d'un bon œil l'engagement du gouvernement de Mariano Rajoy d'assainir les finances publiques alors que le déficit espagnol pour 2011 atteindrait 8% du PIB au lieu des 6% prévus. Pour l'Italie, l'analyse se focalisera sur le niveau élevé d'endettement public et le faible potentiel de croissance. La Commission étudiera aussi les raisons qui expliquent les pertes de marché récurrentes observées en Belgique, en France et au Royaume-Uni.

Pourquoi n'évoquez-vous pas l'Allemagne qui a accumulé de très forts excédents en partie responsables de déséquilibres au sein de l'Eurozone ? Le commissaire s'est contenté de relever les bonnes performances de l'Allemagne. Il a toutefois relevé pour le pays des pertes de parts de marché à l'export (moins 8% en 5 ans), surtout à cause de la concurrence des pays émergents asiatiques, ainsi qu'un endettement public élevé (83% du PIB). Selon lui, « la consommation intérieure » constituera l'élément principal de la croissance allemande et contribuera à diminuer les excédents du pays en matière de compte courant. La socialiste portugaise Elisa Ferreira a fermement critiqué la Commission qui a « délibérément échoué à produire une vision d'ensemble des déséquilibres entre pays de la zone euro ». « Son rapport se focalise sur les pays avec des déficits et omet la principale cause de déséquilibre, à savoir l'économie allemande », dénonce-t-elle. (MB)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
POLITIQUES SECTORIELLES
SOCIAL - CULTURE - TOURISME
INSTITUTIONNEL