Les groupes japonais s'effondrent. - L'électronique grand public japonaise est en difficulté, selon la Fédération des industries électroniques, électriques et de communication (FIEEC). Les groupes Sony, Panasonic et Sharp, anciens leaders mondiaux, ont annoncé que leur année 2011-2012 (qui se clôture le 31 mars) se soldera par des pertes record. Soit plus de 8 milliards d'euros de déficit pour Panasonic, 2,9 milliards pour Sharp et 2,2 milliards chez Sony. L'explication est à trouver dans les nombreuses catastrophes naturelles qui ont affecté le Japon (tremblement de terre et tsunami) et qui ont détruit certaines de leurs installations industrielles, et dans l'envolée du yen par rapport aux autres grandes devises, qui rend leurs produits moins compétitifs, le tout dans un contexte économique difficile. Par ailleurs, les groupes japonais sont restés cantonnés dans l'électronique grand public, dont la moitié du marché est tiré par les téléviseurs, un marché qui ne fait plus recette et que dominent aujourd'hui les Chinois et les Coréens. Ils n'ont pas anticipé le succès des nouvelles plateformes technologiques (smartphones, tablettes, iPad, iPod). L'année dernière, il s'est vendu plus de smartphones (487 millions) que de PC (416 millions) dans le monde, selon le cabinet Canalys. Et ce dernier intègre dans ce décompte les ventes de tablettes, en hausse de 274% en un an. Trois groupes japonais (Renesas Electronics, Fujitsu et Panasonic) ont décidé de réagir et annoncé le rapprochement de leurs activités de conception et de production de puces électroniques au sein d'une nouvelle structure soutenue par des capitaux publics. Les leaders actuels du marché des semi-conducteurs sont Intel (49,7 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2011), Samsung Electronics (29,2 milliards), Texas Instruments (14,1 milliards), Toshiba (13,4 milliards), Renesas Electronics (11,1 milliards). (IL)