Bruxelles, 13/02/2012 (Agence Europe) - S'adressant à la communauté de l'aviation en Asie Pacifique, le commissaire européen au Transport Siim Kallas a dû faire face à de nombreuses questions liées au système européen de crédits d'émissions, lors de l'Aviation Leadership Summit, à Singapour lundi 13 février. Appliquée à l'aviation depuis 2 mois, la directive européenne est vivement critiquée à l'international. Siim Kallas a affirmé qu'il souhaitait parvenir à une solution acceptable pour tous, de façon multilatérale et via l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).
Le commissaire européen a déclaré à Singapour que l'environnement, tout comme la sûreté et la sécurité, faisait partie des trois grands défis de l'aviation pour lesquels l'Europe entendait jouer un rôle leader. « Il est important de trouver des façons durables de maintenir la croissance dans l'aviation. Comme les voyages aériens deviennent moins onéreux, les émissions globales de l'aviation augmentent rapidement ». Pour cela, il se dit prêt à lutter: « Comme ces défis concernent la communauté de l'aviation dans son entièreté, la coopération internationale est essentielle. Laissez-moi-vous faire part d'une chose très claire au sujet de l'ETS: ce problème doit être abordé, et résolu, à l'OACI. Bien sûr, l'Europe veut voir une solution multilatérale. Et nous sommes prêts à nous battre à cette fin ».
Pour relever ce défi, et les autres, le commissaire s'oppose fermement à toute sorte de protectionnisme, rappelant à quel point il est important que les marchés restent ouverts, d'autant plus dans un marché aussi mondialisé que l'aviation. Pas question, à ses yeux, d'avoir recours à des restrictions nationales, des blocs aériens nationaux artificiels, des distorsions de la concurrence.
Il a conclu en affirmant vouloir jeter un pont entre l'UE et l'ASEAN et explorer la possibilité d'un accord de bloc à bloc, alors que l'ASEAN entend construire à son tour un espace aérien régional unique en 2015. (MD)