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Bulletin Quotidien Europe N° 10548
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INSTITUTIONNEL / (ae) avenir de l'europe

Plaidoyer Barroso-Delors pour plus de coopération

Bruxelles, 07/02/2012 (Agence Europe) - José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne a accueilli mardi 7 février Jacques Delors, le président de Notre Europe, 20 ans jour pour jour après la signature du Traité de Maastricht. « Nous devons continuer à renforcer l'Europe dans l'esprit de Maastricht », a dit José Manuel Barroso. Maastricht a créé une Union économique et monétaire, « mais on n'avait pas encore tous les moyens de compléter cette Union économique et monétaire. Je crois que malgré toutes les résistances, nous faisons des progrès. Les résistances existent parce qu'il y a des mouvements. Il y a parfois des résistances intergouvernementales. Mais la vérité c'est qu'aujourd'hui en Europe on reconnaît que le problème ce n'est pas qu'il y a trop d'Europe, mais qu'il n'y a pas assez d'Europe. Nous avons besoin d'une Europe plus forte, d'une gouvernance plus forte en Europe, surtout face aux grands défis de la mondialisation », a dit M. Barroso.

Jacques Delors a qualifié son ami Barroso de « combattant de toujours pour l'Europe ». Il a fait part de son soutien total envers la Commission, « à un moment où l'on s'éloigne de la méthode communautaire. Chaque fois que la Communauté ou l'Union s'est écartée de la méthode communautaire, il en est résulté de l'immobilisme, des disputes entre les États et aucune avancée notable ». Malheureusement, à Amsterdam, on s'est focalisé uniquement sur la partie monétaire, a rappelé M. Delors. Donc l'Union monétaire a bien fonctionné pendant dix ans, mais sur une jambe. Dès que les difficultés sont apparues, « on a vu ce qu'il en était ». M. Delors a déploré le manque d'esprit de collaboration. « Tous les pouvoirs ne sont pas à Bruxelles ; les gouvernements ont la facilité d'attaquer Bruxelles. Il faut l'esprit de coopération, qui a manqué au sein de l'Union économique et principalement au sein du Conseil des ministres des Finances. La question est comment concilier l'assainissement financier avec le maintien d'une croissance et des emplois et d'une croissance verte. Les gouvernements auraient intérêt à coopérer entre eux et à écouter davantage la Commission », a conclu M. Delors.

M. Barroso a admis l'existence de « difficultés sociales terribles en Europe ». La Commission reste attachée aux valeurs d'une Europe sociale, a-t-il conclu, et il a demandé à tous les gouvernements de partager ce point de vue, en référence aux résistances de certains pays pour prolonger le programme d'aide alimentaire aux plus démunis. (LC)

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