Bruxelles, 07/02/2012 (Agence Europe) - Le transport combiné par la route et le rail se prononce en faveur du découplage ferroviaire, et incite les institutions européennes à l'inscrire une fois pour toutes dans la législation. Il s'agit d'une voix supplémentaire plaidant en faveur de la séparation entre les gestionnaires d'infrastructure et les opérateurs de services. À ce stade, les modèles historiques français, allemand, ou italien, par exemple, persistent via un système de holding.
Alors que la phase de seconde lecture de la refonte du premier paquet ferroviaire est en cours, et que la Commission planche sur le 4ème paquet, les discussions sur la séparation entre les gestionnaires d'infrastructure et les opérateurs de services font rage. L'Union internationale des sociétés de transport combiné Rail Route (UIRR) vient y mettre son grain de sel et soutient les conclusions du rapport de Sir Roy McNulty. Ce dernier juge le modèle libéralisé britannique plus performant (que le modèle allemand en particulier) et recommande la séparation des entités, qui devraient néanmoins conserver un niveau de coopération élevé (EUROPE n° 10545). Le président de l'UIRR, Rudy Colle, explique que « les opérateurs de transport combiné sont d'importants contractants de services de fret ferroviaire de qualité, et l'UIRR ne peut qu'être d'accord avec le rapport McNulty sur le fait qu'il n'y a pas de meilleure façon d'améliorer l'efficacité que via la concurrence ».
L'association insiste pour que les instances européennes prennent bien note de la nécessité d'une saine concurrence, et espère que les règles sur les conflits d'intérêts proposées par la Commission européenne dans la refonte du paquet ferroviaire soient bien maintenues par le législateur européen, et que la question du découplage soit, finalement et de façon permanente, insiste l'UIRR, établie dans le quatrième paquet ferroviaire. (MD)