Bruxelles, 07/02/2012 (Agence Europe) - La compétitivité des régions passe aussi par l'économie numérique, celle-ci est un atout que la politique de cohésion ne devrait pas négliger, surtout dans son action « anti-crise », concept cher à la députée européenne Danuta Hübner (PPE, polonaise).
« La modernisation digitale est la clé pour dépasser la crise économique, en créant davantage de croissance et d'emplois. Internet est un élément clé pour la relance économique tant au niveau local que régional. Et pour tirer avantage au maximum des fonds pour le développement régional, des décisions bien orchestrées sont nécessaires », a déclaré la présidente de la commission parlementaire en charge du développement régional, et précédemment commissaire européenne attachée à cette politique, lors d'un événement organisé au Parlement européen, mardi 7 février, en collaboration avec la confédération polonaise des employeurs privés Lewiatan et Telekomunikacja Polska SA.
Elle a insisté spécialement sur le fait que l'économie d'Internet permet de créer de nouveaux emplois, notamment chez les jeunes, qui sont justement la première cible du chômage. Par conséquent, elle se réjouit de voir que les propositions faites par la Commission européenne pour la politique de cohésion à l'horizon 2014, et dont le Parlement discute actuellement, tiennent compte de ce sujet. Les fonds structurels européens permettent de financer des investissements dans l'élargissement du réseau à large bande ou dans le haut débit.
Pour Marjorie Jouen, chef de cabinet adjointe de Mercedes Bresso, présidente du Comité des régions, ce sont d'autant plus encore les régions rurales, isolées, montagneuses, ou insulaires qui ont besoin du soutien public pour construire des infrastructures, ou permettre leur accès. Elle estime aussi que les autorités locales et régionales doivent accorder une attention particulière aux PME actives dans le numérique, et pas seulement aux grandes compagnies. Enfin, pour que l'agenda digital soit vraiment source de croissance, il faut diminuer la fracture numérique et former à l'utilisation du numérique ; l'apprentissage est un autre domaine où les fonds structurels peuvent venir en aide, a-t-elle avancé. Une opinion qui rejoint celle de Mme Hübner considérant que « l'exclusion d'Internet est le fardeau du 21ème siècle. Le potentiel digital des régions européennes devrait être mieux utilisé par les fonds de la politique régionale. C'est un défi mais aussi une chance », a-t-elle conclu. (MD)