Bruxelles, 07/02/2012 (Agence Europe) - À l'heure où les transports en commun entendent doubler leur part de marché d'ici 2025, des officiels européens admettent être confrontés « au carton rouge » de la subsidiarité de la part des États membres pour développer des politiques européennes applicables à la mobilité urbaine. Pourtant il y aurait fort à faire au niveau européen pour aider localement, notamment quant à la ponctualité et à la fiabilité.
S'exprimant à l'occasion d'un événement organisé par l'Union internationale des transports publics (UITP) mardi 7 février, et axé sur une mobilité urbaine faible en carbone, autant le député européen Mathieu Grosch (PPE, belge), que le directeur général de la DG Move, Mathias Ruete, se sont dits impuissants face au principe de subsidiarité pour déployer des politiques européennes en matière de transports publics et de mobilité urbaine. « Clairement nous recevons un carton rouge de la part des États membres », a déclaré
M. Ruete, même si « les villes ont compris que l'UE pouvait être un allié précieux », a-t-il ajouté. Pour Matthieu Grosch, « la politique européenne du transport et la politique régionale doivent établir des incitants pour convaincre que la mobilité urbaine n'est pas seulement locale mais aussi européenne ». Il avance à ce propos que la sécurité routière concerne toujours les autoroutes, alors que 70% des accidents sont répertoriés en zone urbaine.
Il n'a pas manqué de souligner également que les transports publics, pour augmenter leur part de marché, devraient améliorer leur ponctualité et leur fiabilité. Le président de l'UITP, Alain Flausch, a avancé à ce sujet que des politiques européennes pourraient contraindre les autorités locales à améliorer la qualité du service. Mais, pour Mathieu Grosch, autant les politiques peuvent être utiles au niveau technique, en établissant des standards communs, autant doute-t-il qu'elles puissent avoir un impact sur la qualité, qui relève davantage de la philosophie d'une entreprise. (MD)