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Bulletin Quotidien Europe N° 10537
Sommaire Publication complète Par article 33 / 35
AFFAIRES & ENTREPRISES N°3 / (ae) asie

Ralentissement de la croissance dans les pays asiatiques en 2012. Les échanges extérieurs chinois ont atteint un nouveau record en 2011. Malgré les incertitudes autour de la demande mondiale, les exportations chinoises se sont élevées à 1 891 milliards de dollars sur l'ensemble de l'année 2011, en hausse de 20,3% par rapport à 2010. Les importations ont connu quant à elles une progression plus prononcée de 25%, à 1 745 milliards de dollars. Depuis son entrée dans l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en décembre 2001, la Chine ne cesse de gagner des parts de marché. Elle est devenue le premier exportateur mondial devant l'Allemagne en 2009 et ses exportations de marchandises représentent désormais 10,5% des exportations mondiales contre une part de 4,4% seulement 10 ans plus tôt. Toutefois, l'excédent commercial a reculé pour la troisième fois consécutive à 147 milliards de dollars, soit environ 2,1% du PIB (contre 3,1% en 2010). Ce nouveau repli est attribuable à la hausse des prix des matières premières mais surtout au dynamisme de la demande domestique, à l'image du marché automobile qui a enregistré un nouveau record de ventes en 2011 (14,5 millions de véhicules). Mais si son économie va bien pour l'instant, avec un taux de croissance estimé à 9% pour 2011 (elle était de 10,4% en 2010), la Chine craint les répercussions de la crise économique en Europe et aux États-Unis. Les autorités chinoises anticipent pour 2012 un ralentissement de la croissance à 8% soit à peine plus que les 7% requis par les autorités pour maintenir la stabilité sociale dans le pays. Les flux d'échanges ont reculé dès décembre 2011, signe d'un affaiblissement de l'activité. Alors que les marchés à l'exportation risquent de se contracter davantage, du moins en Europe, les autorités locales pourraient renforcer leur soutien à la demande domestique en accélérant l'assouplissement de la politique monétaire. Elles préparent en outre de nouvelles mesures de relance de la consommation intérieure visant à compenser la baisse de la demande venant de l'étranger. D'autres économies asiatiques s'inquiètent de la situation économique mondiale, à l'instar de Hong Kong qui devrait voir ses exportations baisser de 3% en volume cette année. Si, en valeur, elles enregistreront encore une progression de 1%, celle-ci ne parviendra pas à « couvrir les coûts de revient en forte hausse », indique le Hong Kong Trade and Development Council. Les marchés financiers sont affectés par la crise de la dette en Europe et les incertitudes économiques aux États-Unis, souligne l'organisation. En 2011, le marché des actions a chuté de 20% et l'ancienne colonie britannique pourrait même perdre sa place de leader en matière d'introductions en Bourse cette année. La hausse du salaire minium dans les entreprises de Schenzen, ville chinoise frontalière de Hong Kong, de +13,6%, risque par ailleurs de mettre en difficulté les entreprises hongkongaises qui produisent en Chine. Singapour, autre symbole asiatique de croissance économique, s'attend également à des difficultés économiques ; l'économie de la ville a reculé de 4,9% au quatrième trimestre 2011 en raison de ses difficultés à l'exportation et de l'effondrement de sa production manufacturière (-21,7%). Les autorités ont décidé, en réaction, de réduire de moitié le salaire de ses dirigeants. (IL)

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