Bruxelles, 23/01/2012 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont adopté, lundi 23 janvier, de nouvelles sanctions contre la Syrie, contre 22 membres de « l'appareil sécuritaire » et huit entités supplémentaires, en raison de la poursuite de la « brutale répression » et de « violations des droits de l'homme répandues ». Ils font l'objet d'un gel des avoirs et d'une interdiction de visa. Ce 11ème train de sanctions, qui sera publié au Journal officiel le 24 janvier, porte à 108 le nombre de personnes et à 38 celui des organisations touchées par des mesures restrictives. Le Conseil a décidé que la « liste des personnes désignées qui se sont dissociées de la politique répressive du régime sera réexaminée ». Les ministres ont aussi appelé la communauté internationale à « unir ses efforts pour cibler les responsables ou associés à la répression violente et ceux qui soutiennent ou bénéficient du régime ».
Les ministres ont également réitéré leur appel à la fin de la violence, rappelant leur « profonde préoccupation », en particulier face à la récente « escalade de violences ». « Le président Assad doit s'effacer immédiatement pour permettre une transition pacifique et démocratique », ont-ils ajouté, encourageant l'opposition à « renforcer sa coordination » en vue d'une transition « inclusive, démocratique et stable ».
« Le message (…) est clair: la répression doit cesser immédiatement. Nous continuerons de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour aider le peuple syrien à exercer ses droits politiques légitimes », a souligné la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères.
Le Conseil a également salué le prolongement de la mission d'observation de la Ligue arabe et sa résolution du 22 janvier, dans laquelle elle prévoit un transfert des pouvoirs de M. el-Assad à son vice- président, et un gouvernement d'union nationale. Les ministres ont également exprimé leur préoccupation concernant le manque de coopération de la part des autorités syriennes et leur ont demandé de « respecter pleinement » le Plan d'action de la Ligue arabe.
« Chaque jour la situation est de pire en pire » a expliqué le ministre des Affaires étrangères suédois, Carl Bildt avant le Conseil. Son homologue français, Alain Juppé, a réitéré son soutien aux efforts de la Ligue arabe « pour sortir de l'impasse », avec une nouvelle feuille de route.
Lundi, la Syrie a catégoriquement rejeté le nouveau plan de la Ligue. Un responsable syrien cité par la télévision officielle aurait qualifié ce plan d' « ingérence flagrante dans ses affaires intérieures ». (CG)