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Bulletin Quotidien Europe N° 10532
Sommaire Publication complète Par article 15 / 34
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) entreprises

Les PME à la source de 85% des emplois créés entre 2002 et 2010

Bruxelles, 16/01/2012 (Agence Europe) - Les petites et moyennes entreprises (PME) ont assuré 85% des 1,1 million d'emplois créées entre 2002 et 2010 dans l'économie de l'UE. Un chiffre nettement supérieur à la part des PME dans l'emploi total (67%), selon une étude la Commission européenne, qui souligne aussi leur vulnérabilité face à la crise économique depuis 2009.

Une enquête menée fin 2010 auprès d'entreprises établies dans les 27 États membres de l'UE et dix pays participant au programme pour l'innovation et l'esprit d'entreprise - Albanie, ARYM, Croatie, Islande, Israël, Liechtenstein, Monténégro, Norvège, Serbie et Turquie - confirme le rôle moteur des 23 millions de PME dans l'économie européenne. Établie à 1%, la croissance annuelle de l'emploi des PME a dépassé celle des grandes entreprises (0,5 %), le secteur du commerce faisant figure d'exception - augmentation de l'emploi limité à 0,7 % par an dans les PME contre 2,2% dans les grandes entreprises. Les micro-entreprises (moins de 10 personnes) créent le plus d'emplois nets (58%). Ce sont aussi les entreprises les plus jeunes (moins de cinq ans) qui sont les plus dynamiques en matière de création d'emplois, en particulier dans le secteur des services aux entreprises (27 % des nouveaux emplois), alors que les nouvelles sociétés du secteur des transports et de la communication contribuent le moins à la création d'emplois (6%).

Les PME se sont néanmoins montrées les plus vulnérables à la crise économique de 2009-2010, leur nombre d'emplois chutant de 2,4% par an en moyenne, contre 0,95% pour les grandes entreprises. L'évolution de l'emploi était encore négative en 2010, mais les prévisions pour 2011 étaient plus favorables au moment de la réalisation de l'enquête. La part des sociétés qui s'attendaient à licencier des salariés en 2011 était inférieure à celle des sociétés qui en ont effectivement licencié en 2010.

Outre les effets sur l'emploi, la conséquence de la crise de loin la plus néfaste pour les entreprises est la baisse globale de la demande totale de leurs produits et services (indiquée par 62% d'entre elles), suivie par l'allongement des délais de paiement par les clients (mentionné par 48 % des entreprises) et l'insuffisance de fonds de roulement (mentionnée par 31 % des entreprises).

Face à la crise, la capacité d'innovation s'est révélée être une arme essentielle. Les entreprises les plus innovantes, et celles établies dans des pays innovants (selon le classement établi dans le tableau de bord de l'innovation 2010), font plus souvent état d'une croissance de l'emploi et présentent des taux de croissance de l'emploi plus élevés. L'enquête souligne que les PME et sociétés innovantes opérant dans des économies plus innovantes ont moins pâti de la crise économique: le recul global de la demande est mentionné par 70% des entreprises établies dans les pays modestement innovateurs, mais par 45% seulement des entreprises dans les pays champions de l'innovation.

En termes de qualité de l'emploi, si l'étude révèle que les salariés dans les PME sont, en moyenne, moins productifs, moins bien rémunérés et moins syndiqués que dans les grandes firmes, elle note en revanche que les micro-entreprises disposent d'un avantage sur leurs concurrentes pour ce qui est des aspects relatifs au bien-être des ressources humaines, à savoir l'environnement de travail, l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée et l'aménagement du temps de travail. (EH)

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