Bruxelles, 20/12/2011 (Agence Europe) - L'Algérie formalise son accord pour dynamiser ses relations avec l'UE marquées jusqu'à présent par une relative réserve sur une coopération jugée inadaptée et sans grand intérêt par Alger.
Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a affirmé hier lundi que son pays « a accepté de participer à une discussion 'exploratoire', avec l'Union européenne, sur la Politique européenne de voisinage (PEV) », rapporte l'agence APS, Algérie Presse Service. Aucune date de rendez-vous n'est citée et ne sera sans doute donnée tant qu'il s'agira de conversations informelles à ce stade. « L'objectif est d'aller in fine » vers la redéfinition de ces rapports au sein de la PEV mais, selon le ministre, « la décision sera prise au terme de ces discussions », soulignant, d'après l'APS, qu'il « ne peut pas préjuger des résultats finaux ».
L'occasion offerte est celle d'une PEV rénovée comme la présente Bruxelles. Cette politique décriée au départ par Alger, « a connu une évaluation de la part des Européens, eux-mêmes, au cours de ces derniers mois et ils ont associé l'Algérie, qui ne fait pas partie de cette politique de voisinage, à cette évaluation », a expliqué M. Medelci. Aujourd'hui, a-t-il poursuivi, « nous sommes en phase d'une PEV rénovée ». Une PEV qui a les mêmes objectifs mais qui, a-t-il relevé, « ne les applique de même manière standardisée à l'ensemble des pays ». Cette nouvelle vision « fait donc l'effort de se mettre au niveau de chacun des pays pour discuter d'une feuille de route entre le pays (concerné) et l'Union européenne et donner un contenu spécifique à la politique européenne de voisinage pour chacun des pays », a-t-il expliqué, selon APS. (FB)