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Bulletin Quotidien Europe N° 10520
CRISE DE LA DETTE / (ae) euro

La zone euro apportera 150 milliards d'euros au FMI

Bruxelles, 20/12/2011 (Agence Europe) - Les dix-sept pays de la zone euro ont confirmé lundi 19 décembre vouloir fournir 150 milliards d'euros supplémentaires au FMI (Fonds monétaire international) sous forme de prêts bilatéraux. L'Allemagne apportera 41,5 milliards d'euros (soit 27,67% du total), la France 31,4 milliards, l'Italie 23,48 milliards, l'Espagne 14,86 milliards, les Pays-Bas 13,61 milliards, la Belgique 9,99 milliards, l'Autriche 6,13 milliards, la Finlande 3,76 milliards, le Luxembourg 2,06 milliards, la Slovaquie 1,56 milliard, la Slovénie 0,91 milliard, Chypre 0,48 milliard et Malte 0,26 milliard.

Plusieurs pays non membres de la zone euro ont accepté de participer au mécanisme de soutien. La Pologne envisage d'apporter 6 milliards et la Suède s'est dite prête à apporter au maximum 100 milliards de couronnes (11 milliards d'euros). Le Danemark annonce 5,4 milliards. Enfin, la République tchèque est donnée participante, à hauteur de 3,5 milliards d'euros. Mais après la diffusion du communiqué, le vice-ministre tchèque des Finances a relativisé cet engagement, soulignant qu' « aucune décision n'a encore été prise ».

L'engagement formel avait été pris lors du Conseil européen du 9 décembre, avec obligation de « confirmer dans les dix jours ». Lundi soir, à l'issue de plus de trois heures d'une conférence téléphonique, les ministres des Finances de l'Eurogroupe sont tombés d'accord.

Le Royaume-Uni a refusé de participer au renflouement du FMI, ce qui prive l'effort collectif de 30 milliards d'euros. Cette opposition rend plus difficile la possibilité d'atteindre l'objectif de 200 milliards d'euros de fonds apportés au total au FMI.

« L'Union européenne apprécierait que les membres du G20 (le forum des pays riches et émergents, NDLR) ainsi que d'autres pays membres du FMI financièrement solides soutiennent les efforts visant à préserver la stabilité financière mondiale en contribuant à augmenter les ressources du FMI », a ajouté Jean-Claude Juncker, le président de l'Eurogroupe, dans un communiqué.

Cet accord n'est qu'une étape dans le sauvetage de la zone euro. Deux mois après l'effet d'annonce, le « pare-feu » qu'est le FESF (Fonds européen de stabilité financière) attend toujours les 1 000 milliards d'euros annoncés lors du Conseil européen du 26 octobre. Quant au MES (mécanisme européen de stabilité), présenté comme un possible « fonds monétaire européen », il voit déjà ses futurs actionnaires se déchirer sur l'apport de 500 milliards attendu l'été prochain: versement unique, comme le souhaite le Luxembourg, ou échelonné, comme on le préconise en Allemagne.

La BCE a confirmé lundi qu'elle n'entend pas faire des miracles. Les traités d'ailleurs le lui interdisent. La solution, disait lundi Mario Draghi, se trouve plutôt dans le « rétablissement de la discipline budgétaire », des réformes « pour faire repartir la croissance » et surtout « un pare-feu pleinement équipé et opérationnel ». Le président de la BCE n'a « pas de doute » sur la permanence de l'euro. Mais il regrette que les Européens aient pris par deux fois le problème de la dette à l'envers: la première en décidant une décote sur la Grèce avant de recapitaliser les banques, et la seconde en décidant la recapitalisation avant d'installer un pare-feu crédible. (LC)

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