Bruxelles, 13/12/2011 (Agence Europe) - Si le Parlement européen approuve jeudi 15 décembre la prorogation du protocole actuel (jusque février 2012) à l'accord de pêche entre l'UE et le Maroc, la Commission européenne ira de l'avant, en présentant dans la foulée un projet de mandat en vue de négocier un nouvel accord comportant de nouveaux paramètres. C'est ce qu'a annoncé Maria Damanaki, la commissaire européenne aux Affaires maritimes et à la Pêche, lors du débat lundi 12 mars au Parlement européen durant lequel les députés ont confirmé leurs divergences sur la prolongation des dispositions actuelles.
Quels sont les principaux paramètres de ce meilleur accord de pêche avec le Maroc que nous recherchons ? Tout d'abord, sur la rentabilité économique. « Il est impératif que tout nouveau protocole devrait assurer une meilleure utilisation des possibilités de pêche disponibles ainsi qu'une enveloppe financière globale qui reflète clairement la valeur de marché ».
Sur la durabilité environnementale, Mme Damanaki a dit: « Nous allons définir des possibilités de pêche fondées sur les meilleurs avis scientifiques disponibles et nous allons cibler uniquement les surplus ». Troisièmement, sur la légalité internationale. En ce qui concerne la question des eaux au large du Sahara occidental, « nous allons respecter pleinement le droit international ». Il existe plusieurs options sur la façon d'atteindre cet objectif. « Si nous devions suivre l'option consistant à inclure les eaux au large du Sahara occidental, alors il faudra démontrer, par un mécanisme strict de notification, que les régions et les populations locales concernées tirent des avantages économiques de cet accord de pêche. Cela deviendrait une condition dans le nouveau protocole », a expliqué Mme Damanaki.
Sur ces sujets, la Commission s'appuiera sur les conclusions de la mise en œuvre du présent protocole ainsi que des débats qui ont lieu au sein du PE. La commission de la pêche du PE a recommandé d'approuver ce protocole. « Si cette approche est suivie par la plénière, alors nous seront très bientôt prêts à avancer vers un meilleur protocole à cet accord de pêche », a conclu Mme Damanaki. (LC)