Strasbourg, 13/12/2011 (Agence Europe) - Le Parlement européen doit s'assurer une place dans la discussion sur l'accord du Conseil européen du 9 décembre et doit se battre pour cette place, a martelé, mardi 13 décembre, le président du groupe S&D au PE, Martin Schulz (voir aussi autre nouvelle en rubrique plénière du Parlement européen). Pour lui, le Parlement européen doit dire « très clairement » qu'il n'est pas un « un invité, un observateur » mais un « véritable acteur actif » qui défend la démocratie européenne. « Nous parlons du destin des citoyens dans chacun des États membres, et de leur représentation au niveau européen et cette représentation, c'est nous », a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.
Il a rappelé que l'accord entre les 26 États membres doit se faire dans un cadre communautaire. « Il faut donc une législation pour établir un droit secondaire, notamment sur la codécision. Le président de la Commission a dit qu'il est impossible d'avoir une décision 'fast track' », a souligné M. Schulz. « Si nous voulons un cadre pour une plus grande discipline qui doit décoller du droit européen pour aller vers les droits nationaux, il faut d'abord un cadre adopté au Parlement européen », a-t-il ajouté.
Selon M. Schulz, le rôle du Parlement européen doit être renforcé et les décisions prises lors du Conseil européen ne peuvent pas fonctionner sans ce renforcement, « et notamment dans la préparation de la compatibilité entre cet accord des 26 États membres et le droit inscrit dans les traités ». Il a souligné que si l'implication du Parlement européen n'était pas garantie, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, « devra trouver son fast track autrement et certainement pas au Parlement européen ». (CG)