Bruxelles, 13/12/2011 (Agence Europe) - Le Conseil de l'UE dit oui aux 10% de cofinancement supplémentaires des Fonds structurels européens et du Fonds de cohésion, et aux instruments d'ingénierie financière tels que l'aide remboursable et des lignes de crédit. Cette dernière étape dans le processus institutionnel confirme que la Grèce, l'Irlande, le Portugal, la Hongrie, la Lettonie et la Roumanie, pourront bénéficier d'un taux de cofinancement de l'Union européenne revu à la hausse pour leurs projets inscrits dans la politique de cohésion, ce qui fait grimper l'aide européenne à 95% dans certains cas. Cette modification du règlement est une mesure temporaire, pour aider ces pays, et d'autres qui le souhaitent, à mieux affronter la crise, en soutenant l'économie réelle et l'emploi. Ces nouvelles règles pourront être appliquées rétroactivement depuis le 1er janvier 2010, et ce jusque fin 2013, lors de la fin de la période de programmation actuelle de la politique de cohésion.
Dans la foulée, le Conseil a également adopté un règlement venant compléter le règlement général des fonds structurels et de cohésion, et qui redéfinit des instruments financiers comme le recours à l'aide remboursable ou des régimes de garanties. Sous la houlette de Danuta Hübner (PPE, polonaise), la présidente de la commission parlementaire en charge du développement régional, la proposition de la Commission a pu être adoptée rapidement par le Parlement, laissant la possibilité aux États membres de soutenir à leur tour ces instruments financiers avant la fin de l'année. Il en résulte que, dès le 19 décembre, ces six pays pourront faire appel à ces mécanismes. Une bouffée d'oxygène pour les pays manquant de liquidités. Le commissaire européen à la Politique régionale, M. Johannes Hahn, s'en est réjoui: « Nous voulons encourager les États membres et les régions à utiliser les instruments financiers de l'Union, car ils peuvent accroître les effets de la politique de cohésion. Ces instruments, qui jouent un rôle de catalyseur pour les ressources publiques et privées, nous permettront d'atteindre les niveaux d'investissement nécessaires à la concrétisation des objectifs de la stratégie EUROPE 2020. » (MD)