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Bulletin Quotidien Europe N° 10512
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) schengen

Pessimisme sur l'entrée de Sofia et de Bucarest avant le Sommet

Bruxelles, 08/12/2011 (Agence Europe) - La Roumanie et la Bulgarie seront-elles enfin fixées sur leur sort dans Schengen lors du Sommet des chefs d'État et de gouvernement, elles qui attendent depuis mars 2011 un signal positif de leurs partenaires ? Si le sujet devrait bel et bien être discuté vendredi - le président du Conseil européen Herman Van Rompuy l'a confirmé dans sa lettre d'invitation -, l'optimisme n'était pas vraiment de mise à la veille de cette réunion, plusieurs observateurs doutant qu'une décision soit prise lors du Sommet et jugeant à ce stade peu probable que les Pays-Bas, dernier pays à maintenir son veto sur la question, décident justement de le lever.

En termes de timing, la présidence polonaise s'était déjà fixée comme objectif de parvenir à rallier La Haye à son compromis avant la tenue du Sommet, à savoir au niveau ministériel et sur son projet d'adhésion en deux phases à l'espace de libre circulation, consistant d'abord à ouvrir les frontières aériennes et maritimes puis les frontières terrestres dans un second temps, éventuellement en juillet 2012. Mais aucun mouvement positif n'est intervenu et vendredi, le dossier « sera vraiment dans les mains du président Van Rompuy », qui devra ainsi déployer toute sa force de persuasion politique pour faire bouger les Pays-Bas, dit une source. Selon elle, on ne devrait pas non plus rentrer dans les détails de la décision vendredi, « il ne s'agira pas de plancher sur de nouvelles dates ou des modes d'accession spécifiques mais bien de sonder la volonté ou non des Pays-Bas d'accepter ces deux pays dans l'espace Schengen ».

Contrairement à la Finlande, qui a assoupli sa position ces dernières semaines en vertu de quelques conditions, les Pays-Bas ont jusqu'à présent adopté une attitude très ferme par rapport à Sofia et Bucarest, estimant leurs progrès contre la corruption et dans le domaine des réformes judiciaires encore insuffisants. Et souhaitant qu'une décision (qui requiert l'unanimité des pays membres de l'espace) sur ces deux candidatures n'intervienne pas avant juillet 2012, au moment où la Commission européenne publiera un nouveau rapport sur le Mécanisme de coopération et de vérification.

« Rien n'est jamais sûr évidemment », indiquait il y a quelques jours une source d'un grand pays mais « les dernières indications que nous avons nous disent en effet que les Pays-Bas ne vont pas changer d'avis ». Pour une autre source, l'issue du dossier dépendra aussi de la force avec laquelle Sofia et Bucarest vont se défendre lors de la rencontre de vendredi. « S'ils supplient leurs partenaires d'aboutir et demandent absolument une solution », alors « tous les regards se tourneront vers La Haye » et un engagement pourrait éventuellement être pris ce vendredi. Mais la Bulgarie et la Roumanie pourraient tout aussi bien être débordées par le sujet phare de cette rencontre des 27, la réforme du Traité et l'avenir économique de l'UE, et choisir elles aussi de se concentrer essentiellement « sur l'avenir de leur secteur bancaire par exemple ». (SP)

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