Bruxelles, 08/12/2011 (Agence Europe) - « Prenons garde à emprunter le bon chemin, si nous voulons redonner espoir à nos concitoyens. Le bon chemin, c'est celui de la gouvernance de l'euro, qui passe par une souveraineté librement partagée sur les volets budgétaire, fiscal et social », a déclaré mercredi 7 décembre Joseph Daul, lors du congrès du PPE à Marseille. La bonne voie, c'est aussi celle « d'un effort commun de la part des 27, et d'un effort plus grand encore de la part des 17+ de la zone euro, pour mieux gérer leurs finances publiques et pour aider les entrepreneurs à créer à nouveau richesses et emplois », a ajouté M. Daul.
Il a averti que « nous ne nous laisserons pas arrêter dans nos travaux de réfextion de la maison Europe par ceux qui refusent d'avancer. Mais nous ne pouvons pas non plus construire un édifice durable si tous ceux qui y vivent ne s'y sentent pas bien ».
Si cette refondation doit passer par un changement des Traités, « nous y prendrons toute notre part ». Mais au-delà des outils pour y parvenir, « nous veillerons à ce que nous empruntions, tous ensemble, le bon chemin pour nos concitoyens ».
Le président du principal groupe parlementaire européen a appelé à « la plus grande vigilance sur la façon dont nous prévoyons le plan de sortie de crise ». « Selon que nos plans seront inclusifs, c'est-à-dire aussi respectueux des petits que des grands États, ou dirigistes, nous réussirons, ou nous nous diviserons. Selon que nous privilégierons le rapport de forces ou la cohésion, nous sortirons par le haut de la crise, ou nous y resterons plus longtemps ». Pour Joseph Daul, le PPE a la lourde responsabilité de sortir l'Europe de la crise. (LC)