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Bulletin Quotidien Europe N° 10511
CRISE DE LA DETTE / (ae) grÈce

Objectif 5,4% de déficit public en 2012 au prix de nouveaux sacrifices

Bruxelles, 07/12/2011 (Agence Europe) - La Grèce s'est dotée, mercredi 7 décembre à l'aube, d'un budget d'une extrême rigueur pour 2012, et l'objectif est de faire passer le déficit public de 9% du PIB en 2011 à 5,4% en 2012. Le budget 2012 comporte pour cela de nouvelles hausses d'impôts, des baisses des salaires des fonctionnaires et des réductions du nombre de salariés dans le secteur public.

Pour ce budget, qui prévoit également d'effacer une partie de la dette qui plombe le pays, le gouvernement de coalition (socialiste, droite, extrême droite) dirigé par l'ex-banquier central Lucas Papademos, a remporté 258 voix sur 299 votants, 41 députés s'exprimant contre, selon le décompte officiel.

Premier signe de l'assainissement des finances publiques, si la Grèce met en œuvre les réformes prévues pour réduire son train de vie, elle devrait enregistrer, en 2012, pour la première fois depuis longtemps, un excédent primaire - c'est-à-dire hors service de la dette - de 1,1%. Un objectif ambitieux au vu de la dépression qui plombe l'économie réelle du pays (PIB en baisse de 5,5 % en 2011 et de 2,8 % en 2012). Ce budget d'austérité va de pair avec un gigantesque chantier de renégociations et d'effacement d'une partie de la dette publique qui écrase le pays (pesant plus de 160 % du PIB) et d'un vaste deuxième plan d'aide, après le prêt de 110 milliards d'euros concédé en mai 2010. Le gouvernement a publié pour la première fois ses objectifs en matière de déficits publics jusqu'en 2015: 6,1 % en 2013, 5,1 % en 2014 et 4,2% en 2015, avec une dette publique qui, à cette date-là, devra être tombée à 286 milliards d'euros (126 % du PIB). (LC)

 

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