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Bulletin Quotidien Europe N° 10511
Sommaire Publication complète Par article 14 / 31
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) Énergie

Sûreté nucléaire, Oettinger tancé sur le cas français

Bruxelles, 07/12/2011 (Agence Europe) - Au lendemain de l'action de Greenpeace à la centrale de Nogent-sur-Seine, pour illustrer des failles dans la sécurité des installations nucléaires en France, la députée européenne Corine Lepage exhorte le commissaire Oettinger à défendre l'extension du champ d'application des tests de résistance des centrales nucléaires abritées dans l'UE au risque terroriste.

Devant la démonstration « incontestablement a minima des failles dans la sécurité physique des installations » françaises faite par l'action de militants de l'ONG Greenpeace, le 5 décembre à la centrale de Nogent-sur-Seine, la députée française Corine Lepage (ADLE) demande au commissaire à l'Énergie Günther Oettinger, dans un courrier du 6 décembre, « de réitérer une plus grande rigueur sur les tests de résistance » des 59 centrales (abritant 143 réacteurs au total) hébergées dans l'UE à divers risques - catastrophes naturelles, défaillances humaines ou actes malveillants - au lendemain de l'accident survenu en mars à la centrale nippone de Fukushima Daiichi. « En effet, l'insuffisance des mesures de contrôle est patente, comme celle des mesures de prévention des risques en général », insiste Mme Lepage. La députée française déplore par ailleurs que les résultats des tests de résistance français n'aient toujours pas été rendus publics, ainsi que la « mauvaise volonté manifeste » dont a fait preuve l'exploitant des centrales en France, dans le cadre des premiers débats dans le pays, « d'investir suffisamment pour garantir un haut niveau de protection, auquel l'ensemble de la population européenne prétend à juste titre ». Et ce d'autant plus, fait-elle remarquer, que l'industrie nucléaire française « ne bénéficie pas d'un réel système d'assurance pour garantir la réparation des dommages potentiels ». Mme Lepage ne manque pas de rappeler au commissaire Oettinger qu'il exigeait lui-même, en juin dernier, une plus grande rigueur sur les tests de résistance pour prendre en compte les risques terroristes. Une exigence qui avait été rejetée par les États membres nucléaires, emmenés par la France et le Royaume-Uni, lors de l'élaboration des modalités des stress tests, convenus le 24 mai entre les autorités nationales de régulation en matière de sûreté (ENSREG) et la Commission européenne (EUROPE n° 10386). (EH)

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