Bruxelles, 07/12/2011 (Agence Europe) - Le secteur aérien ne cache pas son anxiété quant à la tournure que prend la crise de la zone euro, et aux répercussions considérables que les compagnies aériennes pourraient endurer. L'association internationale du transport aérien (IATA), dont les 240 compagnies qu'elle représente représentent 84% du trafic aérien mondial, parle d'une perte équivalente à 8,3 milliards de dollars en 2012 si une crise bancaire se confirmait dans l'Union européenne. IATA base ses estimations d'un scénario catastrophe sur l'évaluation des risques liés à la crise de la dette européenne réalisée par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Un tel déclin dans l'industrie serait dès lors comparable à celui que l'aviation à connu suite à la crise financière de 2008. « Le plus grand risque qui pourrait affecter la rentabilité des compagnies aériennes l'année prochaine, c'est l'agitation économique qui proviendrait d'un échec des gouvernements à résoudre la crise de la dette souveraine de la zone euro », a déclaré Tony Tyler, directeur général d'IATA. Et le marché de l'aviation européen serait bien entendu le plus affecté avec une perte qui pourrait se chiffrer à 4,4 milliards de dollars, suivi par l'Amérique du Nord (1,8 milliard de dollars) et l'Asie Pacifique (1,1 milliard de dollars). (MD)