Bruxelles, 07/12/2011 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères est
« préoccupée par la détention de centaines de manifestants », arrêtés lors de protestation contre les résultats des élections législatives du 4 décembre, et par les rapports faisant état de « violence policière contre des militants, des journalistes et des passants », a annoncé son porte-parole, mercredi 7 décembre. Catherine Ashton a rappelé « la nécessité de respecter la liberté de réunion et d'expression ».
Déjà, la veille, la chef de la diplomatie avait estimé que les « violations des règles de procédure telles que le manque d'impartialité des médias, le manque de séparation entre le parti et l'État, et les harcèlements contre les tentatives de contrôle indépendant (des élections) », qui auraient entachés les élections, sont « de graves préoccupations ». Elle a expliqué qu'elle s'attend à ce que les questions soulevées dans les conclusions préliminaires des observateurs internationaux et des observateurs locaux « seront abordées par les autorités russes afin de permettre des élections présidentielles équitables et sans accros au printemps ».
Respect du droit à manifester
De son côté, le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, a précisé qu'il est « préoccupé » par les événements survenus après les élections: détentions de douzaines de militants de l'opposition qui manifestaient, intimidation envers l'ONG indépendante de surveillance des élections Golos, ou encore les cyber-attaques contre les principaux sites web indépendants d'information. Il a appelé à la libération des personnes « injustement détenues » et pour la fin de l'intimidation « contre les gens qui appellent légitimement à un système politique plus juste et plus libre ».
Le ministère des Affaires étrangères français a jugé « préoccupantes » les interpellations des manifestants et a rappelé son attachement au « respect du droit à manifester pacifiquement ».
Des opposants russes, réunis mardi au Parlement européen, ont demandé à l'UE et aux gouvernements européens d'agir, en soutenant davantage « les victimes » de la répression, en discutant de la situation avec leurs homologues russes et en demandant une enquête sur les événements. Ils veulent aussi que l'UE interdise de visa et gèle les actifs des comptes bancaires des responsables de la répression. (CG)