Bruxelles, 07/12/2011 (Agence Europe) - Et l'Algérie ? « La rive sud de la Méditerranée fait face à des mouvements populaires de contestation sans précédent », ce pays semble jusqu'à présent épargné alors qu'au Maghreb « après le vent de démocratie qu'a fait souffler le peuple tunisien », les attentes ont été fortes partout, écrit le groupe des Verts européens, en invitation à une journée d'étude organisée le 14 décembre à Strasbourg, à l'initiative de l'eurodéputée française Malika Benarab-Attou.
« Au Maroc, des élections viennent de se tenir sur la base d'une réforme constitutionnelle portée par le Roi. Pour l'Algérie, un silence semble couvrir le traumatisme des années sanglantes de la décennie 90. Des lois constitutionnelles sont en cours de vote par des parlementaires déjà dans la place. Peut-on parler d'une transition démocratique dans ces conditions, bien que les élections législatives soient prévues pour 2012 ? » Beaucoup d'interrogations sont formulées. Pour clarifier la situation, les orateurs annoncés sont Salima Ghezali, journaliste et écrivain, lauréate du prix Sakharov 1997, Melissa Rahmouni, présidente de Sciences Po Monde Arabe, cofondatrice du site internet ArabsThink.com, Abdelouahab Fersaoui, président du Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ) et un dessinateur de presse, Slim. (FB)