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Bulletin Quotidien Europe N° 10511
INSTITUTIONNEL / (ae) conseil europÉen

Crise de la dette, élargissement, Schengen et Iran

Bruxelles, 07/12/2011 (Agence Europe) - Le Conseil européen de vendredi 9 décembre, à Bruxelles, sera précédé la veille au soir d'un dîner informel « au cours duquel nous débattrons des tout derniers développements intervenus en ce qui concerne les marchés financiers et la crise économique et financière », explique Herman Van Rompuy, dans sa lettre d'invitation. « Il faut absolument que, dans le prolongement des mesures importantes prises à ce jour, nous nous mettions d'accord sur une approche plus large: il s'agira notamment de renforcer nos instruments de gestion de crise à court terme et de montrer que nous sommes déterminés à adopter, à moyen terme, de nouvelles mesures pour consolider notre union économique », fait valoir le président du Conseil européen. Le débat aura lieu sur la base du projet de conclusions s'inspirant du rapport intérimaire qui présente les initiatives qui peuvent être prises pour parvenir à une union économique plus forte (voir autre nouvelle). M. Van Rompuy a invité le président de la BCE (Banque centrale européenne), Mario Draghi, à se joindre au débat.

La Commission européenne a débattu aussi mercredi 7 décembre des travaux du Conseil européen. Le rapport intérimaire préparé par M. Van Rompuy « est une excellente base pour un accord global sur les questions à l'ordre du jour du Conseil européen », estime José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne. Le message de M. Barroso avant le Conseil européen est qu'il nous faut des décisions fortes et crédibles pour renforcer davantage notre union économique par une plus grande discipline et par une plus grande convergence, selon une porte parole de la Commission. « Il y a pas mal de choses qui peuvent être faites sur base des traités actuels pour renforcer la gouvernance. Le président de la Commission demandera au Conseil européen d'aider la prochaine présidence danoise pour faciliter l'adoption rapide des deux règlements proposés le 23 novembre dernier », a dit la porte parole. Il s'agit de la proposition renforçant la surveillance des politiques budgétaires dans les États membres de la zone euro et de la proposition renforçant la surveillance économique et budgétaire des pays de la zone euro confrontés à une instabilité financière grave. Le président de la Commission insiste aussi sur une entrée en vigueur en 2012 (au lieu de 2013) du Mécanisme européen de stabilité. M. Barroso insiste sur le fait qu'il faut prendre des décisions sans miner le rôle des institutions européennes. Il en va de la crédibilité de l'UE pour maintenir la cohésion au sein de l'UE. « M. Barroso se rallierait à l'idée d'une modification des traités, en deux étapes, comme signe de notre attachement indéfectible à l'euro », a dit la porte parole de M. Barroso.

Vendredi, après la cérémonie de signature du traité d'adhésion avec la Croatie, les dirigeants de l'UE s'entretiendront avec le président Jerzy Buzek, « qui partagera avec nous quelques réflexions à l'occasion de la fin de son mandat à la tête du Parlement européen », explique le président du Conseil européen. Ensuite, les dirigeants de l'UE tiendront un débat plus large sur la manière dont les politiques économiques peuvent sortir l'Europe de la crise. « Au cours de ces derniers mois, nous avons pris des décisions importantes pour renforcer notre gouvernance économique, stimuler la croissance et créer des emplois, et disposer d'une énergie sûre, durable, financièrement abordable et dont l'approvisionnement est garanti. Le moment est venu de les mettre en oeuvre. Tel est le message que nous devons adresser dans nos conclusions, dont je crois savoir qu'elles ont été largement approuvées par le Conseil Affaires générales », explique le président du Conseil européen.

Vers la fin de la réunion seront abordées les questions liées à l'élargissement (à la lumière des discussions de lundi au Conseil Affaires générales). Les chefs d'État et de gouvernement décideront s'il convient ou non d'accorder à la Serbie le statut de candidat à l'adhésion à l'UE. Le vice-chancelier autrichien Michael Spindelegger s'est prononcé mercredi 7 décembre pour un report au Conseil européen de mars 2012 de la décision sur l'attribution à la Serbie du statut de candidat officiel à l'entrée dans l'UE. M. Spindelegger, également ministre des Affaires étrangères, a proposé une candidature officielle « à l'essai ». Il s'agirait ensuite au mois de mars de confirmer ou non ce statut, en fonction du respect de l'accord conclu avec le Kosovo la semaine dernière. Le Conseil européen se prononcera aussi sur l'ouverture des négociations avec le Monténégro. Il évoquera aussi 'l'agenda positif' pour la Turquie et fera le point sur les progrès réalisés par l'ex-République yougoslave de Macédoine, la Bosnie-Herzégovine, l'Albanie, le Kosovo et l'Islande.

« Nous examinerons également la question de l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à Schengen », dit M. Van Rompuy. Enfin, ajoute-t-il, « nous procéderons à un bref échange de vues sur la situation en Iran », explique Herman Van Rompuy. Sur l'Iran, les conclusions devraient mentionner les inquiétudes de l'UE à propos de l'Iran. Ce pays est soupçonné de vouloir se doter de la bombe atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil. (LC/CG)

 

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