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Bulletin Quotidien Europe N° 10494
JOURNÉE POLITIQUE / (ae) ue/iran

Les Vingt-sept fermes envers l'Iran, désaccord sur l'option militaire

Bruxelles, 14/11/2011 (Agence Europe) - Le Conseil des Affaires étrangères a exhorté, lundi 14 novembre, l'Iran à répondre aux préoccupations internationales sur la nature de son programme nucléaire, et à s'engager « sérieusement » dans des discussions concrètes, après la publication du rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique, qui soupçonne Téhéran de travailler sur l'arme atomique. Le Conseil a exprimé « son inquiétude croissante » sur le programme nucléaire iranien, et « l'absence de progrès dans les efforts diplomatiques ». Les ministres ont également souligné qu'ils continueront à examiner d'éventuelles nouvelles sanctions restrictives contre l'Iran et à revenir sur la question lors du Conseil des Affaires étrangères du 1er décembre. La Haute représentante a précisé des travaux préalables sont nécessaires avant de nouvelles sanctions et qu'une petite équipe du SEAE va travailler sur ces mesures.

Catherine Ashton a souligné qu'il est important de « faire monter la pression, de montrer (à l'Iran, ndlr) que nous parlons sérieusement ». Avant le Conseil, elle avait déjà expliqué que l'UE devait montrer que la situation est « totalement inacceptable ». Lors de leurs arrivées à Bruxelles, les ministres sont aussi revenus sur la situation iranienne. Le ministre des Affaires étrangères luxembourgeois, Jean Asselborn a expliqué qu' « il faut reparler de sanctions que ce soit au niveau européen ou à l'ONU ». Cependant, de nouvelles sanctions onusiennes semblent difficiles car la Russie et la Chine y sont opposées. « Il faut prendre une décision de fermeté, nous préparer à durcir les sanctions pour éviter toute intervention irréparable », a précisé le Français Alain Juppé.

Le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, a appelé à la prudence. « Nous devons analyser attentivement ce que l'AIEA affirme réellement. Il y a eu un certain emballement autour du rapport. Il ne va pas aussi loin », a-t-il expliqué, soulignant qu'il ne pense pas « qu'une réponse militaire soit justifiée ou nécessaire ». « Nous devons résoudre cela par la diplomatie. C'est la seule voie », a-t-il précisé. Le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle, a aussi prévenu qu'il n'est pas question de « participer à une discussion sur une intervention militaire » contre Téhéran, car de telles discussions « sont contreproductives et (nous) les rejetons ». Pour M. Asselborn, une action militaire aurait des « conséquences terribles » et servirait le régime iranien. Il a trouvé « très encourageante » la position américaine qui précise que « l'option militaire n'est pas une option ».

À l'opposé, le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a refusé de rejeter définitivement de possibles frappes militaires contre les installations nucléaires de l'Iran. « Nous ne l'envisageons pas en ce moment, nous n'appelons pas à une action militaire ni ne la prônons. Dans le même temps, nous disons que toutes les options devraient rester sur la table », a-t-il expliqué. (CG)

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