Bruxelles, 14/11/2011 (Agence Europe) - Le trilogue du 10 novembre sur la proposition concernant la contractualisation dans le secteur du lait n'a pas permis d'aboutir à un compromis entre le Conseil des ministres de l'UE et le Parlement européen, mais les discussions se poursuivent sur les thèmes conflictuels que sont la livraison de lait aux producteurs sous IGP (indications géographiques protégées), les contrats entre producteurs et laiteries et le contenu des contrats (dont la durée). Un autre trilogue sur ce dossier devrait se tenir début décembre, et l'objectif est de parvenir à un accord en première lecture d'ici à la fin de l'année.
Le rapporteur sur le lait au PE, James Nicholson (ECR, britannique), a souligné que le PE ne laissera pas tomber sa demande de contrats obligatoires (entre producteurs et laiteries), sauf si le Conseil accepte les demandes des eurodéputés sur la gestion des livraisons pour les produits laitiers de qualité - sous appellation d'origine protégée (AOP) ou indication géographique protégée (IGP). La requête sur ce sujet consisterait à accorder une dérogation aux producteurs sous IGP et AOP qui pourraient limiter leur volume de production (lire aussi Agence EUROPE n° 10491). Or, de nombreux pays du nord de l'Europe sont hostiles à cette idée car ils redoutent le maintien d'un système déguisé de quotas (alors que les quotas laitiers expirent en 2015).
La tactique de la présidence polonaise et du PE serait donc d'encadrer strictement ces livraisons ce qui les rendrait « acceptables » pour les pays les plus réticents.
Sur le contenu des contrats (et surtout la durée), le Conseil prévoit de proposer une solution qui n'a pas encore été abordée en trilogue parce qu'il n'y a rien de concret pour l'instant. (LC)