Bruxelles, 14/11/2011 (Agence Europe) - La Commission européenne maintient la pression sur la Grèce et l'Italie pour que ces deux États membres respectent leurs engagements économiques et budgétaires, alors que ces deux pays mettent progressivement en place un gouvernement technique d'unité nationale afin de rétablir la confiance de leurs partenaires européens et des marchés financiers.
Nous attendons « l'expression claire, sans équivoque et sous forme écrite de l'engagement des principaux partis politiques » à respecter l'accord du sommet de la zone euro sur le 2ème sauvetage grec, a réitéré lundi 14 novembre le porte-parole du commissaire aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn. « Il n'y a pas de date limite » mais le plus tôt sera le mieux pour renforcer la confiance, a-t-il ajouté. Cette requête d'un engagement écrit, imposée par l'Eurogroupe, est la condition sine qua non au versement de la part européenne de la tranche de 8 milliards d'euros dont Athènes a besoin avant mi-décembre pour éviter le défaut. Lundi, le leader du parti conservateur 'Nouvelle Démocratie', Antonis Samaras, a soutenu les mesures déjà adoptées en Grèce pour respecter les objectifs budgétaires nationaux mais il a refusé de signer tout document sous la pression et de soutenir l'adoption de mesures additionnelles d'austérité. Or, l'Eurogroupe réclame ces mesures pour 2013 et 2014. Le nouveau Premier ministre grec Lucas Papademos a présenté lundi son équipe gouvernementale au parlement grec avant le vote d'investiture prévu mercredi.
Italie. Même si le gouvernement en Italie a changé avec le remplacement de Silvio Berlusconi par Mario Monti ce week-end (voir autre nouvelle), « notre diagnostic de l'économie italienne reste le même »: l'assainissement des finances publiques et la mise en œuvre des réformes structurelles sont impératifs, a indiqué le porte-parole de M. Rehn. Il s'est appuyé sur les perspectives économiques d'automne de la Commission qui prévoit pour 2012 une croissance atone (augmentation du PIB de 0,1%), une réduction du déficit de 4% à 2,3% en Italie et une stabilisation de la dette publique à 120,5% du PIB (EUROPE n° 10493). Rome a émis avec succès, lundi, 3 milliards d'euros d'obligations à cinq ans à un taux moyen de 6,29%, soit 1% de plus que lors de la dernière émission similaire (5,32%) en octobre. (MB)