login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10494
Sommaire Publication complète Par article 26 / 35
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) pe/Énergie

Diplomatie européenne, les conservateurs derrière Oettinger

Bruxelles, 14/11/2011 (Agence Europe) - En position vulnérable sur une scène énergétique mondiale de plus en plus interdépendante et en évolution rapide, où elle sera encore plus dépendante de l'extérieur pour son approvisionnement d'hydrocarbures à l'horizon 2030 qu'actuellement - 60% de son gaz naturel et 80% de son pétrole brut sont importés, l'UE doit se doter d'une diplomatie commune dans ses relations énergétiques avec les pays tiers. À la lumière des propositions du commissaire à l'Énergie Günther Oettinger, dévoilées début septembre, le groupe conservateur (PPE) au Parlement européen appelle les Vingt-sept à accélérer leurs efforts pour parler d'une seule voix face aux pays fournisseurs et aux pays de transit.

Responsable, au sein de l'exécutif européen, du dossier énergie, Günther Oettinger, un proche de la chancelière allemande Angela Merkel (CDU), était l'invité de marque d'une audition publique organisée par le groupe PPE, vendredi 11 novembre à Bruxelles, sur le thème de la politique énergétique extérieure de l'UE. Ouvrant les travaux auxquels ont également participé des diplomates, experts et représentants des institutions européennes et de groupes de réflexion, le commissaire Oettinger a rappelé les « intérêts communs » de tous les États membres en matière de politique énergétique, et insisté sur la nécessité d'un marché unique de l'énergie pleinement intégré qui serait un « atout » pour l'UE dans ses relations avec les pays tiers en matière d'énergie. Début septembre, le commissaire Oettinger a mis sur la table une stratégie pour contrer l'hégémonie du gazier russe Gazprom, en vertu de laquelle les États membres de l'UE devront, à l'avenir, obtenir l'aval de l'exécutif européen pour leurs contrats signés avec des pays tiers fournisseurs d'énergie (EUROPE n° 10447).

« Quand on parle de diversification, on doit prendre en compte les différentes sources d'énergie, mais aussi les différents exportateurs et routes de transit (…) En raison de l'importance croissante de la politique énergétique extérieure, les institutions de l'UE, y compris le Parlement européen, devraient jouer un rôle croissant en la matière », a de son côté fait valoir le président de la commission de l'énergie du Parlement, l'Allemand Herbert Reul. « En tant que députés du groupe PPE, nous saluons chaleureusement la proposition de la Commission. Elle reflète certaines des recommandations novatrices en matière de politique extérieure que le Parlement a adoptées dès 2007 », a souligné quant à lui Jacek Sarysz-Wolski, qui parrainait l'audition. « Aujourd'hui, nous avons tous convenu que la construction de la diplomatie de l'énergie est un impératif. L'UE doit intégrer davantage son marché intérieur de l'énergie et l'utiliser avec confiance comme un effet de levier dans ses relations avec les pays tiers. Dans le même temps, n'oublions pas de prévoir des mécanismes d'urgence concrets pour faire face à des situations d'urgence en cas d'une attitude obstinée de la part d'un pays tiers », a conclu le député polonais, dans un message à peine voilée à l'intention de la Russie. (EH)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES