login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10478
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/euro

L'optimisation de l'EFSF au cœur des tractations

Bruxelles, 20/10/2011 (Agence Europe) - Les travaux sur l'élaboration d'une réponse exhaustive à la crise de la dette souveraine dans l'Eurozone se multiplient tant aux niveaux technique que politique, en vue du sommet des Dix-sept du dimanche 23 octobre appelé à prendre des décisions décisives et durables. Le renforcement du fonds de sauvetage, la Facilité EFSF, est au cœur des intenses négociations. De même que la révision de la décote opérée sur les obligations grecques que devra supporter le secteur privé, à quelques heures d'un vote crucial et contesté du parlement grec sur de nouvelles mesures d'austérité, condition sine qua non du versement, début novembre, d'une tranche d'aide de 8 milliards d'euros.

Les enjeux sont si élevés et les positions si éloignées, surtout entre l'Allemagne et la France, que les rumeurs d'un nouveau report du Sommet circulaient jeudi 20 octobre, ensuite démenties par le commissaire aux Affaires économiques Olli Rehn. La veille, le président français M. Sarkozy n'a pas hésité à laisser sa femme sur le point d'accoucher pour faire irruption à Francfort lors des célébrations d'adieux du président de la BCE M. Trichet, en marge desquelles s'est tenu un mini-sommet informel entre les principaux protagonistes de la crise de la zone euro.

EFSF. Afin de prévenir la contagion de la crise de la dette à des pays au cœur de l'Eurozone, surtout l'Italie, les Européens ont fini par reconnaître, sous la pression de leurs partenaires internationaux, la nécessité d'optimiser la puissance de feu de l'EFSF. Sans toutefois que soient apportées de nouvelles garanties financières qui pèsent sur la dette des pays contributeurs. Paris et Berlin divergent sur le montant financier à atteindre. Le ministre allemand des Finances M. Schäuble aurait évoqué le chiffre de 1 000 milliards d'euros, les autorités françaises prôneraient un doublement de ce chiffre. Les deux capitales s'opposent aussi sur les modalités qui permettront d'optimiser la force de frappe du fonds. La France continuerait à pousser pour la création d'un lien entre le fonds et la BCE afin de garantir à l'EFSF un accès aux liquidités de l'institution européenne. L'Allemagne, comme la BCE, est contre car elle considère que le traité européen n'autorise pas un tel montage institutionnel. La solution tenant la corde consisterait à faire jouer au fonds un rôle d'assureur sur une partie des obligations souveraines, en cas de défaut d'un pays en difficulté.

Sur les cinq éléments d'une réponse exhaustive à la crise de la dette souveraine (EUROPE n°10472), « il y a un aspect sans lequel tous les autres manqueront de crédibilité, il s'agit en effet du besoin de renforcer les pare-feux de l'Eurozone », a déclaré le président de la Commission M. Barroso. Dans sa lettre d'invitation au sommet, le président du Conseil européen M. Van Rompuy prévoit des discussions sur « les déficits, les dettes, les réformes structurelles, les mécanismes de stabilisation, le renforcement du système bancaire, la coordination budgétaire et économique, la structure de gouvernance de l'Eurozone ». Le Premier ministre polonais Donald Tusk a espéré que le sommet n'aboutira pas à une Europe à deux vitesses. (MB)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES