Bruxelles, 20/10/2011 (Agence Europe) - L'intensité et la fréquence des catastrophes naturelles allant croissant, les compagnies d'assurance et de réassurance sont de plus en plus actives dans le domaine de gestion des risques de catastrophes naturelles, et la Commission européenne, convaincue de leur utilité comme de la nécessité de disposer de leur part de nouveaux produits d'assurance, compte bien coopérer avec elles. Kristalina Georgieva, commissaire à la Coopération internationale, l'Aide humanitaire et la Réponse aux crises, l'a dit, le 18 octobre à Bruxelles, dans un discours prononcé à la conférence sur la prévention et l'assurance des catastrophes naturelles organisée dans le cadre de la rencontre internationale annuelle des partenaires humanitaires de la Commission (18-19 octobre). Ces nouveaux produits d'assurance viendront en complément du nouveau cadre global et cohérent pour la prévention des risques (le renforcement de la capacité de réaction rapide de l'UE en cas de catastrophe proposé l'an dernier en fait partie) auquel la Commission travaille en coopération avec les autorités nationales et locales, a précisé la commissaire.
« Le nombre croissant de catastrophes naturelles signifie que nous devons mettre en place des politiques plus fortes pour gérer ces risques. Notre sécurité en dépend et, dans une large mesure, notre prospérité aussi. L'assurance sera une partie importante de la boîte à outils que nous devrons développer. Au cours des douze prochains mois, la Commission travaillera à l'élaboration de propositions sur les moyens d'accroître la couverture des assurances contre le risque de catastrophe. Nous comptons sur l'expertise des compagnies pour élaborer ces propositions, et la Commission organisera un dialogue structuré avec les compagnies européennes d'assurance et de réassurance en vue de mettre au point une série d'options d'ici à la fin de l'année prochaine », a déclaré Mme Georgieva. Selon elle, les décideurs politiques ont trois bonnes raisons de coopérer plus étroitement ave les compagnies d'assurance: 1) celles-ci ont l'expertise de la gestion des risques ; 2) s'assurer contre le risque est économiquement plus rentable et plus fiable pour le financement de la reconstruction que de compter sur les aides ad hoc des budgets publics de plus en plus sous pression, 3) des politiques d'assurance bien conçues peuvent fonctionner comme des instrument de marché pour décourager les comportements à risques et promouvoir la sensibilisation au risque. (AN)