Varsovie, 20/10/2011 (Agence Europe) - Jeudi 20 et vendredi 21 octobre, la présidence polonaise organise une réunion sur les perspectives du développement du marché des communications électroniques dans l'Union européenne. Le ministre polonais des Infrastructures, Cezary Grabarczyk, a orienté les débats sur la question de l'Internet: « Les États doivent veiller à la construction d'un Internet haut débit ». À une époque où les services de télécommunications sont omniprésents, le ministre polonais voit toujours « des obstacles au développement de ce marché » qu'il faut supprimer en « créant des conditions juridiques et réglementaires pour que les entreprises soient en mesure d'offrir des services sains et transparents ». Opinion relayée par la commissaire européenne Neelie Kroes pour qui le problème vient d'un « manque de compétitivité du marché ».
Mais le marché ne fait pas tout. Cezary Grabarczyk l'a bien compris: « Les meilleurs lois n'arriveront pas à pousser des entreprises, qui cherchent la rentabilité, à investir là où la demande de services est faible. Pourtant, c'est à ce prix que chaque citoyen pourra profiter de l'Internet. C'est donc à l'État d'assurer la construction d'infrastructures à large faisceau dans les zones rurales ».
Neelie Kroes a, pour sa part, souligné que l'Europe doit parler d'une seule voix sur l'introduction de nouveaux règlements permettant le développement et la disponibilité des services de télécommunication: « Par exemple, si l'itinérance n'avait pas une réglementation uniforme au niveau européen, il serait très couteux. Alors que d'une même voix, l'UE peut freiner les impulsions des opérateurs télécoms ». Avant d'ajouter: « Nous devons frapper au cœur du problème, le manque de concurrence et de choix dans les fournisseurs pour les consommateurs. La solution finale est l'introduction d'autres fournisseurs qui peuvent fournir de la concurrence ». (VW)