Bruxelles, 20/10/2011 (Agence Europe) - Le groupe S&D du Parlement européen s'est ému mercredi 19 octobre d'un nouveau rapport de l'Agence européenne des droits fondamentaux dénonçant le manque d'accès des migrants sans papiers aux soins de santé dans l'UE, un rapport dans lequel l'agence constate que cet accès aux soins comme à l'hospitalisation est « largement refusé aux migrants en situation irrégulière ».
Cette étude analyse la situation dans 10 États membres (Belgique, Allemagne, France, Grèce, Hongrie, Italie, Pologne, Suède, Espagne et Irlande) et note notamment que, dans certains pays, l'hospitalisation est limitée aux situations d'urgence, les migrants n'ont pas toujours accès aux soins pré et post-natals, qu'ils se voient souvent refuser la gratuité des médicaments ou doivent encore payer des prix plus élevés que ceux appliqués aux ressortissants nationaux, poursuit le S&D dans un communiqué.
Et si certains États membres prévoient des systèmes de couverture gratuits comme l'aide médicale d'État en France, un certain nombre de conditions doivent être au préalable remplies, indique l'agence.
Pour le S&D, la Grèce et l'Espagne sont par ailleurs les deux seuls pays étudiés où les enfants de migrants illégaux ont droit aux soins de santé au même titre et dans les mêmes conditions que les enfants des nationaux.
Les socialistes profitent ainsi de ce rapport pour « exhorter la Commission à s'assurer que les droits consacrés dans la Charte des droits fondamentaux soient pleinement respectés », notamment pour l'accès à la santé (comme à l'éducation) des migrants irréguliers, poursuit le communiqué. Ils dénoncent également le « déni de soins » qui est « cruel et contre-productif ». Ils mettent également en garde contre le risque de délation et les risques d'expulsion qui freinent les migrants quand il s'agit de demander des soins et pointent des menaces éventuelles pour la santé publique, « dans le cas de maladies contagieuses ». (SP)