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Bulletin Quotidien Europe N° 10468
JOURNÉE POLITIQUE / (ae) ue/syrie

Nouvelles sanctions de l'UE dans les prochaines semaines

Bruxelles, 06/10/2011 (Agence Europe) - L'Union européenne pourrait prendre, dans les prochaines semaines, de nouvelles sanctions contre des personnalités et des entreprises syriennes, alors que la répression se poursuit dans le pays. Lundi 10 octobre, les ministres des Affaires étrangères de l'UE devraient ainsi discuter d'un nouveau paquet de sanctions, mais aucune décision ne devrait être prise car les propositions sur ces sanctions sont encore en cours d'examen par les groupes de travail du Conseil.

Les ministres devraient également discuter des vétos de la Chine et de la Russie au projet de résolution de l'ONU condamnant la répression en Syrie et menaçant de « mesures ciblées ». La Haute représentante de l'UE, Catherine Ashton, a regretté que la résolution n'ait pas abouti. « L'UE continuera de faire pression pour une action forte des Nations unies et pour que le Conseil de sécurité assume ses responsabilités par rapport à la situation extrêmement préoccupante en Syrie. C'est le moment où une position forte et largement soutenue par la communauté internationale est nécessaire afin d'aider le peuple syrien dans la réalisation de ses aspirations légitimes », a-t-elle précisé, soulignant que l'UE poursuivra ses efforts avec ses partenaires internationaux, y compris ceux de la région de la Syrie, « pour maintenir et augmenter la pression sur le régime syrien ».

Pour le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, le 4 octobre, jour des vétos, est « un triste jour pour le peuple syrien » et « pour le Conseil de sécurité ». Ses homologues, le Britannique William Hague et l'Allemand Guido Westerwelle, ont jugé « très regrettable » l'échec de la résolution, tout comme le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.

Les députés européens du groupe PPE ont plus largement et « fermement » condamné « l'action irresponsable » de la Russie, de la Chine, du Brésil, de l'Inde et de l'Afrique du Sud après leur opposition ou leur abstention lors du vote sur cette résolution qui critique l'attitude criminelle des autorités syriennes « qui, au lieu de dialogue, préfèrent utiliser la force meurtrière contre leur propre peuple pour exprimer leurs aspirations légitimes ». « À une époque où un 'nouvel ordre mondial' est bâti et où il est attendu que les BRIC assumeront un nouveau rôle, ceci constitue une conduite extrêmement décevante », a souligné le Portugais Mario David. De son côté, la Russie s'est défendue d'être « l'avocate » du régime de Bachar al-Asaad. (CG)

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