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Bulletin Quotidien Europe N° 10452
JOURNÉE POLITIQUE / (ae) pe/norvÈge

Contre une idéologie de l'intolérance

Bruxelles, 14/09/2011 (Agence Europe) - Le Parlement européen a commémoré ce mercredi les victimes des attentats qui ont eu lieu en Norvège le 22 juillet. Ces actes démontrent, a déclaré le président Buzek, que le terrorisme n'est pas seulement une menace extérieure ; il apporte aussi des enseignements, notamment sur la nécessité de faire tout ce qui est possible pour défendre ce que M. Buzek appelle l' « intégrité interne de l'Europe », à savoir ses valeurs, qui ne sauraient être remises en causes.

Le chagrin des Norvégiens est le nôtre, ce attaques nous concernent tous, a déclaré le suédois Gunnar Hökmark au nom du PPE, en plaidant la fermeté dans la défense du modèle de société si violemment mis en cause. Au-delà des condoléances et de la tristesse, les présidents des groupes ont tenu à exprimer la volonté de défendre la société multiculturelle qui était la cible d'Anders Brevik. Ainsi, le président du groupe S&D, l'Allemand Martin Schulz, a-t-il souligné que ce dernier a tué parce qu'il ne voulait pas que l'idée défendue par ces jeunes ait un avenir. Il faut non seulement penser aux victimes mais aussi se battre contre cette idéologie de l'intolérance et de la xénophobie, a dit M.Schulz, qui a cité, parmi les nombreuses lettres reçues après ces attentats celle d'un collègue du PE, l'Italien Mario Mauro, qui n'est pas socialiste mais membre du PPE, et qui a dit percevoir cet attentat comme un acte contre lui-même. Anders Brevik, a affirmé le président du groupe ADLE, le Belge Guy Verhofstadt, même s'il a agi seul, est le produit d'une société, d'une communauté de bloggers qui méprisent le monde dans lequel ils vivent. Les responsables politiques devraient, selon lui, dénoncer cette idéologie qui « s insère dans un discours qui décrit la situation en Europe comme une situation dramatique, où on ne peut pas faire confiance à des gouvernements démocratiques ». M. Verhofstadt a rappelé les propos du président Clinton sur les attentats en Oklahoma: « Nos paroles ne sont pas neutres, elles entrent dans un d'où elles voyagent dans une caisse de résonnance ». La réflexion doit suivre la tristesse et la crainte, a affirmé à son tour le président du groupe des Verts/ALE, l'Allemand Daniel Cohn-Bendit. Les jeunes victimes défendaient l'idée d'une solidarité multiculturelle, or dans certains de nos pays on soutient que la société multiculturelle a fait faillite. C'est bien dans ces paroles que se développe une idéologie de la haine, qui ne veut pas reconnaître « ce qui est devenu notre réalité, l'identité multiculturelle de l'Europe d'aujourd'hui ».M. Cohn-Bendit a vertement critiqué les propos de Jean-Marie Le Pen (qui avait dit que le problème n'était pas le massacre, mais la naïveté du gouvernement norvégien face à sa société multiculturelle). M. Le Pen s'est défendu bruyamment , en affirmant que c'était de la naïveté de ne pas avoir prévu des mesures de sécurité.

Oui, il s'agit bien d'une attaque contre nos valeurs et contre notre démocratie, a conclu la commissaire Cecilia Malström: elle doit nous sensibiliser aux dangers de l'extrémisme de droite et d'une idéologie de la haine qu'il faut refuser vigoureusement. La Norvège a réagi avec dignité et fermeté, suivons son exemple, a-t-elle dit. (L.G.)

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