Bruxelles, 14/09/2011, (Agence Europe) - Les membres du Parlement européen ont débattu, mercredi 14 juillet, de la situation en Libye. « Le pays rentre dans un processus démocratique, de démobilisation, de justice. Il est nécessaire d'assurer une étroite collaboration. L'UE doit aider à la transition démocratique », a indiqué le secrétaire d'État polonais aux Affaires européennes Mikolaj Dowgielewicz. « L'UE peut jouer un rôle positif avec une aide économique et technique pour reconstruire un État qui n'existe pas », a souligné le vice-président des Verts, Daniel Cohn-Bendit (France)
Une des priorités de l'UE est le dégel des avoirs libyens. « Le dégel rapide des avoirs doit permettre une relance économique rapide et une gestion saine », a expliqué le commissaire à l'Élargissement Stefan Füle. « La Commission est prête à se mobiliser à la demande des autorités libyennes, nous envisageons un financement à moyen terme 2011-2013 de 60 millions d'euros », a-t-il ajouté.
Les députés européens ont appelé à la réconciliation du pays. « Il faut aider à la préparation du système de constitution et de reconstruction de la société civile », a souligné la Portugaise Ana Gomes (S&D). Pour Charles Tannock (ECR), « le peuple libyen veut établir une démocratie pluraliste. Le Conseil national doit être un gouvernement choisi par le peuple et gouverner par le consensus ». Les députés ont en particulier mis en avant la place des femmes et des immigrés dans le pays.
« Une fois passée cette période de transition, il faudra jeter les fondements de relations à long terme avec la Lybie. L'Union est prête pour un partenariat fort », a complété le commissaire.
Le Parlement européen doit voter une résolution sur la Lybie ce jeudi 15 septembre. (CCG)