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Bulletin Quotidien Europe N° 10423
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/euro

Sarkozy à Berlin à la recherche d'une issue à la crise

Bruxelles, 20/07/2011 (Agence Europe) - Le président français Nicolas Sarkozy a fait le voyage à Berlin pour convaincre l'Allemagne de la nécessité de trouver une solution durable à la crise de la dette souveraine qui aille au-delà d'un simple accord sur un deuxième sauvetage de la Grèce, mercredi 20 juillet à la veille d'un sommet extraordinaire de l'Eurozone qui se tiendra ce jeudi à Bruxelles. M. Sarkozy « déploie toute son énergie pour obtenir une réponse durable » au problème grec, a indiqué la porte-parole du gouvernement français Valérie Pécresse, pour qui une telle réponse passe nécessairement par « le couple franco-allemand ». Évoquant « le choix historique » devant lequel l'Eurozone se retrouve, le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a résumé la situation: « Soit nous faisons marche arrière et nous laissons s'écrouler ce que nous avons construit. Ce serait une catastrophe absolue pour tous les pays. Soit nous allons de l'avant ».

Côté allemand, on préférait faire profil bas et ne pas susciter une trop grande attente sur les résultats du sommet. Le porte-parole du gouvernement a estimé mercredi que l'objectif de la réunion consistait à trouver un accord à Dix-sept sur « une ligne commune » concernant les modalités du deuxième plan grec. La chancelière Angela Merkel avait prévenu mardi qu'il ne fallait pas s'attendre à un résultat « spectaculaire ».

D'une ampleur équivalente au premier sauvetage de 110 milliards d'euros, le futur plan triennal sera financé par les créanciers institutionnels (UE, FMI), les recettes du programme de privatisation grec et une contribution du secteur privé (banques, assurances, fonds de pension). C'est sur ce point que les discussions continuent d'achopper (EUROPE n°10422). « Nous sommes d'accord sur l'objectif, nous sommes d'accord sur la méthode et sur un calendrier resserré », a déclaré le ministre français des Finances François Baroin. L'Allemagne et la France sont d'accord pour éviter un 'événement de crédit' car une telle situation reviendrait à offrir aux spéculateurs « une victoire sur un plateau d'argent », a-t-il ajouté.

Mercredi, la Commission européenne a mis la pression sur les leaders européens. « La situation est vraiment sérieuse. Elle nécessite une réponse. Sinon, les conséquences négatives seront ressenties aux quatre coins de l'Europe et au-delà », a mis en garde son président José Manuel Durão Barroso. D'après lui, le sommet de la zone euro devrait « au minimum » fournir la clarté sur les éléments suivants: - les mesures qui permettront d'assurer la durabilité des finances publiques grecques ; - la faisabilité et les limites de l'implication du secteur privé ; - la possibilité de rendre plus flexible le fonds de sauvetage EFSF ; - les besoins de recapitalisation du secteur bancaire ; - la volonté d'aboutir sur la réforme du Pacte de stabilité et de croissance. Il est de la responsabilité de chaque pays de tenir sa promesse de tout faire pour garantir la stabilité de la monnaie unique, a-t-il souligné: cela vaut pour ceux qui doivent réduire leur déficit et leur dette, cela vaut aussi pour ceux à qui l'on demande de faire preuve de solidarité. (M.B.)

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