Bruxelles, 20/07/2011 (Agence Europe) - L'Union européenne a souligné que le degré de coopération avec le Kazakhstan dépendra des progrès accomplis là-bas en termes de démocratie, État de droit et droits de l'Homme. « Des liens bilatéraux plus étroits doivent aller de pair avec l'adhésion aux valeurs communes de la démocratie, de l'État de droit et du respect des droits de l'Homme », a affirmé la Haute représentante de l'Union, Catherine Ashton, après s'être entretenue avec le ministre kazakh des Affaires étrangères, Yerzhan Kazykhanov. La rencontre s'est tenue en marge d'une réunion ministérielle UE-OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) à Bruxelles, mardi 19 juillet.
Par ses remarques, Mme Ashton annonçait avec conviction le début des négociations pour la révision de l'accord de partenariat et de coopération existant entre l'UE et le Kazakhstan, qui fut lancé en 1999. « Le début de ces négociations pour un accord renforcé est une étape importante dans nos efforts pour faire évoluer nos relations et renforcer la coopération de l'UE et de ses États membres avec le Kazakhstan », a-t-elle déclaré. La reprise des négociations a été décidée au cours du dernier Conseil de coopération UE-Kazakhstan, à la fin du mois de juin.
Malgré les appels de Mme Ashton en faveur du renforcement de la démocratie et de l'État de droit dans le pays, le geste de l'UE est perçu par certains critiques comme un signe de faiblesse. Cette nouvelle étape au sein des relations entre UE et Kazakhstan suit les élections présidentielles du mois d'avril, que le président, Nursultan Nazarbayev avait remportées avec une victoire écrasante qui avait suscité l'inquiétude des observateurs internationaux. « Nous estimons qu'il est préférable d'engager le dialogue avec le Kazakhstan sur une série de questions, plutôt que sur aucune », a déclaré à Agence Europe, Maja Kocijancic, porte-parole de Mme Ashton.
Le pays d'Asie centrale est un partenaire énergétique de plus en plus important pour l'Europe. Le pétrole kazakh coule déjà en Europe et le volume des importations pourrait augmenter si les approvisionnements libyens restaient peu fiables. Le gaz kazakh devrait lui aussi circuler en Europe et pourrait se révéler crucial pour le projet énergétique de l'UE du Corridor Sud. La révision de la coopération déjà existante avec l'UE a été demandée par le Kazakhstan. (LoC)