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Bulletin Quotidien Europe N° 10417
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/banques

Rostowski, la transparence renforce la transparence

Bruxelles, 12/07/2011 (Agence Europe) - Les ministres européens des Finances ont évoqué, mardi 12 juillet, les résultats des tests de résistance bancaire opérés sur 91 banques européennes que l'Autorité européenne de supervision bancaire (EBA) rendra publics vendredi. Ils ont confirmé dans une déclaration que les mesures de correction nécessaires seront prises une fois les résultats des tests connus afin de s'attaquer de manière décisive aux « poches de vulnérabilité » qui demeurent dans le secteur bancaire européen. Seront privilégiées les solutions privées visant à lever des capitaux sur les marchés. En tant que dernier recours, la mise en place d'un cadre de soutien public pourrait aussi être envisageable, conformément aux règles européennes sur les aides d'État.

« La transparence renforce la confiance », a déclaré le président en exercice du Conseil ÉCOFIN, Jacek Rostowski. Les résultats des 'stress tests' présenteront notamment l'exposition des banques aux dettes souveraines. Ce type d'informations « permettra aux marchés de parvenir à leurs propres conclusions » sur la situation du secteur bancaire en Europe, a estimé M. Rostowski, pour qui les banques en difficulté devront agir « dans les trois mois ». Selon lui, l'exercice 2011 a eu au moins pour vertu d'entraîner un mouvement ex ante de recapitalisation évalué à « 60 milliards d'euros » dans toute l'UE depuis le début de l'année. Nous sommes attachés à ce que les résultats des tests soient « crédibles et robustes », a souligné le commissaire au Marché intérieur, Michel Barnier. Il a rappelé que les 'stress tests' visaient à analyser la capacité de résistance des banques concernées à « des événements qui ne se sont pas produits » tels qu'une réduction du PIB de 4% dans la zone euro. Le commissaire a estimé que l'exercice 2012 bâtira sur l'expérience acquise en 2011, alors que les banques européennes souhaitent que les 'stress tests' européens ne se répètent plus à l'avenir, notamment pour des questions concurrentielles vis-à-vis des banques américaines. Le commissaire aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn a estimé qu'il était impossible d'apporter une solution à « la crise de la dette souveraine » sans traiter « les fragilités du secteur bancaire ». (M.B.)

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