Sopot, 06/07/2011 (Agence Europe) - La rencontre informelle des ministres européens de la Santé, à Sopot, s'est achevée mercredi 6 juillet. La Pologne a initié deux sujets jamais encore abordés à l'échelle des ministres européens, à savoir les problèmes liés aux drogues de synthèse ainsi que la prévention des troubles de la communication chez les enfants. L'épidémie de la bactérie E.coli a également retenu l'attention des participants, mais sans qu'aucune initiative concrète ne ressorte des débats.
La Pologne a affiché sa volonté de promouvoir à l'échelle européenne sa législation très restrictive en matière de drogues de synthèse. Selon la ministre de la Santé polonaise Ewa Kopacz, de nombreux ministres européens (dont ceux d'Irlande, du Royaume-Uni, de l'Italie et de Chypre) se sont montrés intéressés par une loi inspirée de la législation polonaise qui interdirait de manière préventive certaines substances psychotropes.
« Le plus grand problème est la distribution des drogues de synthèse par Internet », a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à l'issue de la rencontre. « Nous voudrions entreprendre des actions à l'échelle européenne pour lutter contre cette forme de distribution ». Le sous-secrétaire d'État polonais à la Santé Adam Fronczak a ajouté qu'« interdire dans un seul État membre de l'Union ces substances n'a aucun sens. Il faut travailler à un droit commun à l'ensemble de l'Union ». Les officiels polonais ont par ailleurs informé que suite à une initiative de leur pays, la Commission (DG Justice) prépare un rapport dans ce domaine, qui devrait être rendu public dans les semaines à venir.
Concernant la lutte contre les troubles de la communication chez les enfants, Ewa Kopacz a annoncé que ce sujet a suscité le consensus des 27, et que les ministres adopteront très probablement des conclusions à ce sujet lors du Conseil EPSCO du 2 décembre prochain. Elles porteront sur le dépistage et le traitement précoce de ces problèmes, selon des standards harmonisés à l'échelle européenne.
Les ministres européens ont également procédé à un échange de bonnes pratiques sur des sujets aussi divers que l'« e.santé », la transplantologie et les déterminants de santé (régime et activité physique). La présidence polonaise a annoncé que deux autres conclusions étaient à l'étude pour le Conseil EPSCO de décembre: une sur la réduction des inégalités entre États membres en agissant sur les déterminants de santé, l'autre sur les troubles respiratoires chez les enfants (allergie et asthme). (Cor)