Bruxelles, 22/06/2011 (Agence Europe) - Les pays européens doivent allier leurs efforts afin d'améliorer leur image de destination touristique de qualité et concurrencer sérieusement les autres destinations mondiales. Tel est le message du rapport de Carlo Fidanza (PPE, italien) « Europe, destination touristique n°1 », adopté le 21 juin par la commission des transports et du tourisme du Parlement européen. « Le vote d'aujourd'hui est un pas supplémentaire vers une stratégie européenne du tourisme qui promeut l'Europe comme destination et soutient le rôle des entreprises actives dans le secteur du tourisme de même que l'investissement dans la qualité des services et de l'offre », s'est félicité M. Fidanza à l'issue du vote en commission parlementaire.
Le secteur du tourisme est la troisième plus grande activité économique dans l'Union européenne. Il emploie 5,2% de la main-d'oeuvre totale et génère 5% environ du PIB européen. Un pourcentage en constante augmentation. Par ailleurs, l'Europe est la première destination touristique mondiale, avec 370 millions de touristes annuels en 2008. Dans le cadre des nouvelles compétences dévolues à l'Union européenne par le Traité de Lisbonne, un nombre d'actions sont en cours au niveau européen et multinational en matière de tourisme, avec pour objectif d'adopter une approche coordonnée. En adoptant le rapport Fidanza, la commission du transport et du tourisme adopte d'une part l'idée d'un « label européen pour un tourisme de qualité » et, d'autre part, mise sur la diversité régionale et locale pour bâtir une « marque européenne » solide. En même temps, les nombreux labels et classements existants en matière de tourisme doivent obéir progressivement à des critères communs. Vu l'intérêt du public pour les offres basées sur le bien-être et la santé (spa, thalasso et wellness), intérêt qui ira croissant dans un contexte de vieillissement de la population, le rapport suggère d'élaborer une proposition législative afin de donner un cadre structurel homogène à cette offre particulière. Enfin, les députés demandent une nouvelle fois la révision de la directive européenne sur les voyages, vacances et circuits à forfait et pressent la Commission européenne de travailler à une proposition pour septembre 2011. Une attention particulière doit également être portée aux formations et études permettant d'exercer une profession dans le secteur du tourisme, et notamment une reconnaissance mutuelle des diplômes par les États membres. Enfin, l'accès aux offres touristiques pour les personnes handicapées ou à mobilité réduite doit être davantage développé. En conclusion, Carlo Fidanza s'est félicité des propositions du commissaire Antonio Tajani qui, avec sa communication sur le tourisme publiée en juin 2010, a permis l'émergence d'une approche coordonnée en faveur du tourisme en Europe, susceptible de développer la concurrence et une croissance durable. Le 20 juin dernier, le commissaire européen responsable des entreprises et de l'industrie a participé à une conférence à la City Fair de Londres, un événement qui rassemble les acteurs du tourisme européen sous l'égide de l'ETOA (European Tour Operators Association). M.Tajani a souligné à cette occasion l'importance d'une « stratégie européenne pour le tourisme qui ne remplace pas les stratégies nationales mais qui, au contraire, offre une valeur ajoutée ». Selon lui, l'Europe doit se profiler sur la scène mondiale comme une destination globale de qualité de manière « plus claire et efficace », en évitant aux destinations nationales (européennes) de se concurrencer. Si le secteur est prospère, beaucoup de potentiel reste encore inutilisé, a-t-il estimé. (I.L.)