Bruxelles, 22/06/2011 (Agence Europe) - Aux termes d'un accord conclu mercredi 22 juin, Moscou va lever son embargo sur les légumes européens, imposé depuis le 2 juin, à la suite de l'épidémie causée par la bactérie mortelle Eceh en Allemagne. Les exportations doivent reprendre dès cette semaine.
À la tête d'une délégation européenne dépêchée par le président Barroso dans la capitale russe, le commissaire à la Santé John Dalli a signé mercredi un accord avec le patron des services sanitaires russes, Guennadi Onichtchenko, aux termes duquel l'UE va fournir temporairement aux autorités russes des certificats de laboratoires de surveillance et de vérification assurant que les légumes sont sains et ne sont pas porteurs de la souche de la bactérie mortelle. Ces certificats garantiront l'origine de la production des légumes et l'absence de présence la bactérie E.coli 104, souche à l'origine d'une épidémie mortelle en Allemagne. La Commission va transmettre aux autorités sanitaires russes les noms des autorités nationales compétentes habilitées à signer le certificat qui doit être estampillé sur les lots exportés vers la Russie ainsi que les noms des laboratoires nationaux accrédités pour effectuer le suivi des légumes. Le système de certification temporaire sera appliqué jusqu'au 10ème jour suivant le dernier cas humain lié à la bactérie E.coli 104 rapporté par les autorités des États de l'UE. Dans un communiqué, le commissaire Dalli se dit confiant quant à une reprise rapide des exportations européennes vers la Russie. « Les deux parties ont montré de la bonne volonté pour s'assurer que cet incident est maintenant derrière nous », commente-t-il. Si M. Onichtchenko a jeté un doute sur l'accord en affirmant à l'agence russe Interfax, en fin de matinée, que les assurances de l'UE sur la levée imminente de l'embargo russe sur les légumes européens étaient « exagérés », le porte-parole de M. Dalli, Frédéric Vincent, a confirmé la reprise des exportations « cette semaine, voire [jeudi] pour la Belgique, les Pays-Bas et la Pologne », qui ont déjà un système de contrôles sur la bactérie E. Coli 104 avec des certificats. (E.H.)