Bruxelles, 10/06/2011 (Agence Europe) - En adoptant vendredi 10 juin à Luxembourg des conclusions sur l'efficacité énergétique, les ministres européens de l'Énergie invitent la Commission à présenter «rapidement des initiatives cohérentes et ambitieuses, y compris de nature législative le cas échéant» dans les domaines prioritaires suivants: - secteur public (réduction de la consommation d'énergie en procédant à une rénovation en profondeur du parc immobilier des pouvoirs publics, achat de nouveaux bâtiments dont la consommation d'énergie est quasi nulle…) ; - bâtiments (rénovation des bâtiments résidentiels, question du chauffage et du refroidissement des bâtiments…) ; - industrie (recours accru à la cogénération et au chauffage et au refroidissement urbains au moment d'autoriser une nouvelle production d'électricité thermique, mécanismes d'obligations nationales en matière d'économies d'énergie…). En matière de transport, les ministres insistent sur le besoin d'améliorer la durabilité des transports et de réduire la dépendance à l'égard du pétrole.
Le Conseil insiste aussi sur les mesures à prendre pour les consommateurs (normes de consommation plus strictes, renforcement de la surveillance du marché en ce qui concerne la satisfaction des produits aux exigences minimales en matière de performance énergétique et d'étiquetage). Les ministres estiment que la mise en place de réseaux, compteurs et appareils intelligents doit s'accompagner de la définition de normes et d'obligations appropriées concernant les informations détaillées relatives à la consommation à fournir aux consommateurs, de manière à leur permettre de contribuer eux-mêmes activement à l'efficacité énergétique et de réduire leurs factures énergétiques.
D'autres initiatives devraient tenir compte des plans nationaux d'action pour l'efficacité énergétique (PNAEE), selon les conclusions du Conseil. Lors de l'élaboration de ces initiatives, la Commission est invitée à analyser la manière dont elles contribueront à la réalisation des objectifs '20-20-20' (20 % d'amélioration de l'efficacité énergétique, 20 % de progression dans l'utilisation des énergies renouvelables et 20 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre) que l'UE s'est fixés pour 2020. Ces initiatives devraient éviter de faire peser une charge administrative inutile sur les États membres et les entreprises, en particulier les PME. Les initiatives législatives devraient porter sur la révision de la directive 2006/32/CE relative aux services énergétiques et de la directive 2004/8/CE relative à la PCCE (production combinée de chaleur et d'électricité). (L.C.)