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Bulletin Quotidien Europe N° 10396
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/sÛretÉ alimentaire

Eceh, les graines germées, l'origine probable

Bruxelles, 10/06/2011 (Agence Europe) - La Commission européenne a poussé un ouf de soulagement, vendredi 10 juin, jour où les autorités sanitaires allemandes ont lavé de tout soupçon les légumes crus injustement incriminés dans l'épidémie d'intoxications alimentaires imputée à la bactérie Eceh au lourd bilan provisoire (30 décès en Europe, dont 29 en Allemagne et 1 en Suède). Une véritable aubaine que cette levée programmée de l'alerte initiale, en plein sommet UE/Russie (voir autre nouvelle).

En revanche - prudence oblige désormais -, la Commission ne souhaite pas trop s'avancer sur l'annonce des mêmes autorités allemandes, selon laquelle les graines germées d'une exploitation agricole bio en Basse Saxe sont, au vu d'une accumulation d'indices, l'origine plus que probable de la contamination de la chaîne alimentaire. Et pour cause, cette information qui a conduit l'Allemagne à disculper officiellement concombres, tomates et salades, mérite encore, selon la Commission, d'être totalement confirmée. Frédéric Vincent, porte-parole de John Dalli, commissaire européen à la Santé et la Protection des consommateurs, a tenu à le préciser. « Il semble qu'on voie le bout du tunnel. Mais cela reste à confirmer complètement. La Commission a noté aussi que l'Allemagne a rappelé tous les produits. La Commission salue aussi l'annonce, par les autorités sanitaires allemandes de la levée de la recommandation de ne pas consommer, en Allemagne, de concombres, de tomates et de salades, ce qui montre que ces produits européens sont sans danger. Selon les informations allemandes, il n'y a pas eu d'exportation vers les pays tiers », a-t-il dit à la presse.

De l'avis de l'Institut fédéral allemand de veille sanitaire, les consommateurs qui ont mangé des graines germées ont 9 fois plus de probabilités de souffrir de diarrhées hémorragiques que les autres. À un journaliste qui demandait si une confirmation épidémiologique et non bactériologique suffisait à constituer une preuve scientifique, le porte-parole a répondu: « Sur le lieu même où poussent les produits, on n'a pas trouvé la bactérie. Mais comme l'ont montré plusieurs exemples d'épidémies analogues dans le monde, trouver l'origine de la contamination peut prendre du temps, et parfois on ne la trouve jamais. Il faut mobiliser des centaines de personnes C'est quasiment une enquête policière. D'un point de vue purement statistique, tout ramène à cette entreprise au sud de Hambourg ». Selon lui, l'Allemagne n'a pas perdu de temps à s'être initialement concentrée sur le concombre espagnol. « Toutes les voies d'enquête possibles ont été suivies par les Allemands », a-t-il assuré.

La Confédération générale des coopératives Agricoles de l'UE Copa-Cogeca se félicite de la levée annoncée des mises en garde allemandes contre la consommation de concombres, de tomates et de laitues. Elle demande que la levée de l'embargo de la Russie sur les exportations de légumes en provenance de l'UE soit « immédiate » et souligne que « les producteurs doivent être indemnisés à 100% pour leurs pertes ». (A.N.)

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