Bruxelles, 13/05/2011 (Agence Europe) - Le groupement européen des autorités nationales de sûreté nucléaire (ENSREG) n'est pas parvenu, jeudi 12 mai, à un accord arrêtant les critères des tests de résistance (stress tests) auxquels seront soumis les 143 réacteurs nucléaires en activité dans l'UE. Le commissaire à l'Énergie Günther Oettinger a convié l'ENSREG à se réunir de nouveau à Prague les 19 et 20 mai.
Un bras de fer oppose les États membres nucléaires, qui veulent limiter les stress tests à l'évaluation de la robustesse des centrales devant trois aléas - l'agression par des phénomènes naturels (tempêtes, séismes, inondations), la perte de systèmes de sûreté (refroidissement ou alimentation électrique) et l'accident grave (endommagement du combustible dans le réacteur, refroidissement difficile des piscines d'entreposage du combustible usé) - au commissaire Oettinger, qui veut inclure tous les risques possibles, y compris les attaques terroristes, les cyberattaques ou les crashs d'avion.
Alors qu'un compromis semblait se dessiner en milieu de semaine, consistant à ne pas mentionner explicitement les actes terroristes, en incluant dans les critères des tests tous les facteurs naturels et humains, plusieurs points de blocage retardent les travaux. En en faisant un problème de principe, le Royaume-Uni tient à exclure des critères les attaques terroristes, qui ne relèvent pas de la sûreté mais de la sécurité. D'autres États membres sont prêts à les inclure, mais leurs autorités de sûreté s'estiment non compétentes pour traiter ces questions. Un groupe de travail réunissant les experts nationaux en charge des questions de sécurité pourrait être formé. Reste à définir si les questions de sécurité seront incluses ou non dans les stress tests. (E.H.)