Bruxelles, 13/05/2011 (Agence Europe) - La commissaire aux Affaires intérieures, Cécilia Malmström, s'est félicitée vendredi 13 mai des résultats de la conférence ministérielle de la veille relative à la réinstallation et à la relocation des réfugiés venant de Libye et arrivés notamment à Malte. La conférence avait été organisée pour encourager les États membres à faire preuve de davantage de solidarité, à la fois en offrant des « places » aux réfugiés libyens bloqués aux frontières de ce pays ou en acceptant de prendre une partie des réfugiés déjà arrivés à Malte, cela dans le cadre du prolongement d'un projet-pilote.
Jeudi à Bruxelles, les États membres se sont ainsi engagés à prendre en charge plus de 300 autres réfugiés de Malte (l'Allemagne, la Belgique, la Suède par exemple s'étaient déjà dites ouvertes à cette relocation à partir de Malte ces dernières semaines) ainsi qu'à accueillir 700 réfugiés provenant d'Afrique du Nord, ici dans le cadre de leurs programmes de réinstallation des migrants. Vendredi, aucune liste détaillée des pays s'étant porté volontaires n'était disponible.
Pour Mme Malmström, ces engagements des États membres ainsi que des pays associés sont en tout cas la preuve que l'UE peut être capable de solidarité en « périodes de besoin ». Elle a rappelé la situation particulièrement grave des réfugiés de la guerre en Libye à ce jour, tant en Afrique du Nord qu'à Malte, et souligné la détérioration de la situation humanitaire des réfugiés de Libye et l'extrême pression créée sur le système d'asile maltais. Mme Malmström a encouragé encore les États membres à développer leurs efforts de relocation et de réinstallation. « Je suis convaincue que d'autres États membres et les pays associés prendront de nouveaux engagements pour exprimer leur solidarité », a-t-elle indiqué. La commissaire rappelle aussi, dans un communiqué, qu'elle cherche à trouver un compromis sur le programme européen commun de réinstallation afin de le concrétiser rapidement et se dit encore « convaincue que les engagements » pris jeudi « ne sont que le début d'un effort commun de réinstallation au niveau européen ». Pour rappel, selon la Commission, en 2010, l'UE avait accueilli 5000 personnes au titre de la « réinstallation », contre 75 000 aux États-Unis. (S.P.)